Le pétrole occupait autrefois une place centrale dans la plupart des grandes craintes macroéconomiques. En 1979, la révolution iranienne a contribué à faire monter les prix du brut, comprimant la croissance, alimentant l'inflation et aggravant les déséquilibres commerciaux. Alors que la dernière crise au Moyen-Orient évolue, il est utile de se rappeler pourquoi ce monde-là s'est estompé.
Après le Covid, la guerre en Ukraine, les droits de douane et différentes foucades de
Donald Trump, l'économie mondiale doit faire face à une guerre entre les États-Unis,
Israël et l'Iran depuis le 28 février 2026, guerre qui menace d'embraser l'ensemble du
Proche-Orient.
Le conflit en cours au Moyen-Orient a déclenché une volatilité marquée sur les marchés mondiaux de l'énergie, mettant en évidence de fortes divergences entre les actifs directement affectés par les tensions géopolitiques et ceux qui restent relativement protégés de leur impact immédiat.
Depuis le début de l'année, les marchés obligataires ont évolué de manière plus stable que les autres actifs risqués. Cette situation pourrait toutefois changer, avec des défis à anticiper mais aussi des opportunités à saisir.
Les obligations d'état japonaise à long terme sont délaissées depuis maintenant trois ans par les investisseurs. En effet, les taux longs à 10 ans sont passés de 0,5% en 2023 à 2,15% aujourd'hui. La question est alors légitime : est-ce le moment d'y revenir ?