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Vents favorables au Japon

Le gouvernement japonais a lancé en octobre des discussions pour revoir son plan énergétique à horizon 2030. Réalisée tous les trois ans environ, la mise à jour du plan énergétique, aura comme objectif de renforcer les mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et promouvoir les énergies renouvelables.

Le gouvernement japonais a lancé en octobre des discussions pour revoir son plan énergétique à horizon 2030. Réalisée tous les trois ans environ, la mise à jour du plan énergétique, aura comme objectif de renforcer les mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et promouvoir les énergies renouvelables.

Selon le plan actuel, dévoilé en 2018, les énergies renouvelables devront représenter entre 22% et 24% du mix énergétique japonais à l’horizon 2030, l’énergie nucléaire entre 20% à 22% et les combustibles fossiles 56%. En 2018, les combustibles fossiles représentaient 77%, les énergies renouvelables 17% et l’énergie nucléaire 6%.

Dans ce contexte, le ministre de la Réforme de la Réglementation a annoncé qu’il réviserait le système existant afin de mieux promouvoir l’énergie éolienne et solaire. Nous estimons que l’éolien offshore (parcs éoliens construits en mer) en sera l’un des principaux bénéficiaires et devrait croitre significativement au Japon dans les prochaines années. Selon la Japan Wind Power Association, la capacité installée de l’éolien offshore devrait atteindre 10GW d’ici 2030 et pourrait totaliser 90GW d’ici 2050, contre une capacité installée quasiment nulle en 2019. Cela représenterait un nouveau marché potentiel pour les leaders globaux des éoliennes offshores, Siemens Gamesa et MHI Vestas, et pour les fournisseurs des câbles reliant les parcs éoliens au réseau, comme Prysmian.

Le Japon va ainsi commencer à accepter dès novembre prochain des candidatures pour son premier tour de projets d’éolien offshore, qui porterait sur quatre sites avec un total de 1,5 GW de capacité. Le projet a attiré l’intérêt de plusieurs groupes et les résultats seront connus d’ici l’été prochain. Des sociétés internationales comme RWE, Orsted et Equinor se sont alliées à des acteurs locaux, tels que Kyuden Mirai Energy, Tokyo Electric Power et J-Power et se retrouveront en compétition face à des groupes japonais comme Tohoku Electric Power, Chubu Electric Power, Mitsubishi Corp et Renova Inc.

Si les objectifs environnementaux du gouvernement japonais ont été jusqu’à présent considérés peu ambitieux, le Japon pourrait aller au-delà de son plan initial d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport aux niveaux de 2013 d’ici 2050. Le gouvernement japonais donne ainsi les premiers indices de sa nouvelle politique énergétique qui prend un nouveau souffle vers une direction plus verte.

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