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Une stratégie offensive contrôlée - Gestion du risque avec des actions

L’une des «règles d’or» de l’investissement consiste à répartir le capital sur différents titres ou plusieurs classes d’actifs, comme les actions et les obligations, afin de réduire le risque. Le fait que cette diversification continue de fonctionner en principe a encore été démontré pas plus tard que lors de la crise du coronavirus, au printemps 2020, lorsque la tension était à son comble.

Pour pouvoir encore générer des rendements attractifs face à des rendements obligataires réels négatifs, l’idée d’augmenter la part d’actions des portefeuilles multi-actifs est évidente. «Il est donc d’autant plus important de gérer correctement le risque plus élevé que cela implique», explique Christoph Schmidt, gérant du fonds DWS ESG Dynamic Opportunities, qui vaut aujourd’hui environ 3,45 milliards d’euros[1].

Le fonds fait partie de la famille multi-actifs Total Return de DWS. Cette série de produits se compose de fonds mixtes gérés de manière dynamique sans indice de référence et avec une gestion intégrée des risques. Les différents portefeuilles présentent divers profils risque-rendement parmi lesquels les investisseurs peuvent choisir en fonction de leur appétence au risque. Le DWS ESG Dynamic Opportunities est l’option la plus offensive et vise à générer des rendements similaires à ceux des actions à moyen terme, avec une volatilité nettement inférieure.

Les secteurs GICS peuvent avoir des effets secondaires indésirables

La condition préalable la plus importante pour construire un portefeuille équilibré est l’analyse correcte des facteurs de risque d’une action. Christoph Schmidt considère que la classification traditionnelle selon la norme de classification industrielle mondiale (GICS) en onze secteurs est peu utile à cette fin. «Amazon est classé comme une action de consommation cyclique et Alphabet comme un fournisseur de services de communication. Quiconque espère une diversification à partir de ces deux actions sur la base de cette classification sectorielle, par exemple contre les valeurs technologiques, risque d’être déçu», dit-il. M.Schmidt préconise plutôt une division en différentes poches thématiques qui reflèteraient mieux les caractéristiques des actions. «Une façon concrète de le faire est de les classer selon les poches «valeurs de croissance et économie numérique», «valeurs défensives et infrastructure» et «valeurs cycliques», ce qui est la façon dont nous les appliquons dans nos portefeuilles», explique-t-il.

Mais l’allocation du capital à travers ces poches ne se limite pas à une diversification «naïve», c’est-à-dire à une simple pondération égale. «La raison en est évidente: les valeurs cycliques contribueraient de manière disproportionnée au risque du portefeuille, car elles cachent généralement des modèles d’entreprise très sensibles aux évolutions économiques», explique le gestionnaire de portefeuille. Pour assurer l’équilibre des contributions au risque des trois poches et éviter les effets de style involontaires, il faut donc le soutien de la gestion des risques.

Les cycliques comme couverture de portefeuille

La division en poches thématiques peut également s’avérer utile lorsqu’il s’agit de gérer les risques liés aux taux d’intérêt, qui sont actuellement d’actualité. De nombreuses actions de la poche «valeurs défensives et infrastructures» sont souvent utilisées comme substituts d’obligations, mais ont tendance à souffrir dans un scénario de hausse des rendements. Il en va de même pour la poche «valeurs de croissance et économie numérique». Suivant la logique de l’actualisation des flux de trésorerie, le marché accorde à ces titres des valorisations plus élevées lorsque les rendements sont en baisse, mais il existe une menace de contre-performance lorsque les rendements sont en hausse. Certains titres de la poche «cyclique», en revanche, bénéficient souvent d’un environnement de hausse des rendements et peuvent ainsi contribuer à la couverture d’un portefeuille.

«La situation en septembre et octobre de l’année dernière en est un bon exemple. À l’époque, nous avions accentué davantage la poche cyclique, car la fin des incertitudes liées à l’élection présidentielle américaine était prévisible et des annonces concernant les vaccins contre le coronavirus étaient attendues. Le «risque» provenait donc d’une évaluation beaucoup plus optimiste de l’évolution économique future», se souvient M.Schmidt. «En novembre, la rotation sectorielle accompagnée de la hausse des taux d’intérêt a effectivement commencé, et ce jusqu’en mars 2021. À cet égard, les «cycliques» pouvaient effectivement compenser les vents contraires dans d’autres poches thématiques selon certains scénarios et aider à orienter un portefeuille de manière équilibrée.»

Next Finance 22 novembre
Notes

[1] En date du: 15 novembre 2021

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