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Un meilleur accès des femmes au marché de l'emploi pourrait représenter une contribution de 12 000 milliards de dollars au PIB mondial

En matière de parité hommes-femmes, les situations sont différentes d’une région du monde à l’autre. Les pays scandinaves sont généralement ceux où l’équité est la plus avancée, grâce à une expérience et une culture de la parité.

A l’échelle mondiale, un meilleur accès des femmes au marché du travail pourrait apporter 240 millions de nouveaux actifs à la main d’œuvre, représentant une contribution supplémentaire au PIB de 12 000 milliards de dollars, selon le cabinet Mc Kinsey[1].

La parité homme-femme constitue toujours au XXIème siècle l’un des enjeux majeurs en matière de progrès social et de gouvernance d’entreprise. Les situations et challenges à relever sont différents d’une région du monde à l’autre, qu’il s’agisse d’intégration sur le marché de l’emploi, d’équité des conditions de travail et de salaires ou d’inclusion facilitant l’accès à des postes à responsabilité. «Nous observons des disparités géographiques et des niveaux d’inclusion hétérogènes. Cela s’explique en partie par des héritages socioculturels plus ou moins ancrés» affirment Julie Bech et Audhild Asheim Aabø, co-gérantes du fonds Nordea 1 – Global Gender Diversity Fund.

Aux Etats-Unis, un des enjeux majeurs est de permettre aux femmes d’accéder aux différents secteurs industriels, tandis qu’au Japon la question la plus sensible est de faciliter leur retour sur le marché de l’emploi après la maternité. De leur côté, les pays scandinaves sont généralement ceux où l’équité est la plus avancée. «Il existe dans les pays nordiques une expérience, une culture de la parité hommes-femmes et cela est visible au plus haut niveau du pouvoir de décision puisque les femmes occupent des fonctions politiques clés». L’environnement social est favorable à la diversité, avec un système de protection sociale facilitant des modes de garde d’enfants financièrement abordables et des programmes de congés maternité adaptés. Pour autant, des efforts sont encore attendus dans les pays scandinaves, selon Julie Bech: «les entreprises doivent accélérer leur transformation pour soutenir l’inclusion, la proportion de femmes qualifiées occupant des hauts postes reste encore globalement insuffisante. Il est essentiel que les entreprises permettent aux hommes et aux femmes de prioriser leur carrière de la même façon».

Evaluer la capacité des entreprises à progresser dans le domaine de l’inclusion et de la diversité

A l’échelle mondiale, l’évolution vers l’équité hommes-femmes dépend évidemment aussi du bénéfice économique produit. Or, les données disponibles indiquent que l’inclusion sur le marché de l’emploi est créatrice de richesses économiques. A l’échelle mondiale, un meilleur accès des femmes au marché du travail pourrait apporter 240 millions de nouveaux actifs à la main d’œuvre, représentant une contribution supplémentaire au PIB de 12 000 milliards de dollars, selon le cabinet Mc Kinsey*. En somme, «la marge de progrès pour atteindre l’équité hommes-femmes est encore significative et les effets d’un tel rattrapage seraient colossaux pour l’économie mondiale» résume Audhild Asheim Aabø.

Cette source de création de valeur se traduit dans la stratégie d’investissement du fonds Nordea 1 – Global Gender Diversity Fund. «En tant que gestionnaires de portefeuille, notre rôle est d’identifier les facteurs de progression au sein des entreprises. A travers des indicateurs portant notamment sur la gouvernance ou l’aspect social, nous suivons de près les efforts des compagnies en matière d’inclusion et de diversité. L’équité hommes-femmes est un objectif, comme la diversité des représentations en termes d’âge, de formation ou d’origines socioéconomiques et culturelles» explique Audhild Asheim Aabø. A titre d’exemple, L’Oréal figure parmi les valeurs sélectionnées au sein du portefeuille pour la qualité de son positionnement concernant les critères de diversité, d’inclusion et de développement durable. Son profil de rendement ajusté au risque est jugé attrayant, entre une croissance stable des résultats et des dividendes de qualité.

«Nous sommes intimement convaincues que la parité hommes-femmes au sein des entreprises est un facteur de profitabilité et de performance financière. Le changement de culture d’entreprise doit venir du management. Des incitations sont aussi nécessaires sur les plans politiques et sociétaux, pour faciliter une participation équitable à l’activité économique» conclut Julie Bech.

Next Finance 22 mars
Notes

[1] Source: Diversity & inclusion Report, 2020 McKinsey & Company

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