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Transition énergétique - la sécurité d'approvisionnement comme deuxième moteur majeur

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a mis en évidence la nécessité d’accélérer la transition énergétique des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables. En 2021, la Russie fournissait encore 155 milliards de mètres cubes (mmc) de gaz à l’Union européenne (UE), soit 45% des importations et quelque 40% de la consommation totale de gaz de l’UE...

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a mis en évidence la nécessité d’accélérer la transition énergétique des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables. En 2021, la Russie fournissait encore 155 milliards de mètres cubes (mmc) de gaz à l’Union européenne (UE), soit 45% des importations et quelque 40% de la consommation totale de gaz de l’UE.

Le 8 mars, la Commission européenne (CE) a lancé REPowerEU, une proposition visant à rendre l’Europe indépendante des combustibles fossiles russes avant 2030, en commençant par le gaz. Le plan vise à remplacer l’approvisionnement russe en s’appuyant sur deux piliers: (1) la diversification des approvisionnements en gaz via des importations de GNL et de gazoducs en provenance de fournisseurs non russes et des volumes plus importants de biométhane et d’hydrogène renouvelable, et (2) la réduction plus rapide de l’utilisation des combustibles fossiles en renforçant l’efficacité énergétique, en recourant aux énergies renouvelables et à l’électrification de façon plus importante, ainsi qu’en remédiant aux goulets d’étranglement des infrastructures. La CE estime que près des deux tiers de la réduction visée peuvent être réalisés en un an en accélérant la mise en application des plans existants. Il s’agit d’un objectif ambitieux à court terme, car la construction des infrastructures nécessaires prend du temps. En mars 2022, l’Agence Internationale de l’Energie a estimé que l’UE pourrait réduire ses importations de gaz russe d’un peu plus d’un tiers en un an. Pour réduire davantage la dépendance au gaz russe, l’UE aurait probablement besoin d’utiliser temporairement plus de charbon pour la production, tandis que des pays comme la Belgique et l’Allemagne pourraient être contraints de retarder les fermetures de centrales nucléaires.

Il est clair que les investissements dans la production d’énergie renouvelable, les infrastructures de transport et de distribution d’électricité, l’efficacité énergétique et l’isolation doivent être intensifiés rapidement.

Dans ce contexte, les entreprises actrices de la transition énergétique devraient connaître une croissance supplémentaire. Cela semble également se refléter dans la performance relative des actions depuis le début de la guerre.

Le secteur de l’énergie avait surperformé l’ensemble du marché boursier depuis le début de 2022, mais cette tendance s’est inversée ces dernières semaines, car les prix du pétrole et du gaz sont revenus à des niveaux modérés après la forte hausse qui a suivi l’invasion. En revanche, les actions des principales entreprises de l’énergie solaire, éolienne et de l’hydrogène ont enregistré de très bonnes performances au cours des quatre dernières semaines.

Oskar Tijs, Senior Portfolio Manager Sustainable Equity chez NN Investment Partners, déclare: "L’invasion de l’Ukraine nous a rappelé à tous que le monde, et l’Europe en particulier, doivent accélérer leur transition énergétique. Le remplacement des combustibles fossiles par des énergies renouvelables est essentiel, non seulement pour stopper le réchauffement climatique, mais aussi pour créer une indépendance énergétique. C’est pourquoi nous continuons de nous positionner activement en faveur des entreprises qui proposent des solutions durables pour soutenir cette transition."

Next Finance 24 mars
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