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Sommes-nous à la veille d'un krach boursier ?

Considéré comme un des gourous de Wall Street pour avoir annoncé la bulle internet et la crise financière de 2008, Jeremy Grantham, cofondateur de la société de gestion GMO, pronostique l’imminence de l’éclatement d’une super-bulle, notamment sur les marchés actions.

Le recul actuel des places boursières lié à la guerre en Ukraine semble donner de la consistance à l’étude publiée le 20 janvier dernier par le gestionnaire de fonds et investisseur Jeremy Grantham, connu pour avoir su prédire l’éclatement des principaux krachs financiers de ces dernières décennies. Une baisse de près de 50% pour les bourses américaines

D’après cette étude, plusieurs marchés sont actuellement au sommet d’une bulle, à commencer par les marchés boursiers américains. Jeremy Grantham prédit ainsi une baisse imminente de près 50% sur l’indice S&P 500, par rapport à ses plus hauts niveaux historiques, l’amenant à des niveaux d’environ 2 500 points. Selon lui, il s’agirait d’une correction similaire à celle que les investisseurs ont connu aux Etats-Unis en 1929 et en 2000 mais aussi au Japon en 1990.

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Source: GMO, Robert Shiller, DataStream

Le retour de l’inflation

Pour l’expliquer Jeremy Grantham pointe notamment du doigt le retour de l’inflation que le marché semble ignorer pour l’instant et qui conduira à terme à une augmentation des taux d’intérêt pesant sur les bénéfices des entreprises et donc leur valorisation.

Selon lui, «actuellement leurs marges bénéficiaires sont en moyenne de 30 à 35% supérieures à ce qu’elles avaient été au cours des 50 à 60 années précédentes», une situation qui ne serait pas amener à durer.

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Source: GMO

Eviter l’immobilier et les crypto-monnaies

Sans surprise, l’étude de GMO préconise aux investisseurs de renforcer les liquidités au sein de leurs portefeuilles et surtout d’éviter l’immobilier jugé trop cher mais aussi les crypto-monnaies où la prudence s’impose sur ce marché qu’il juge hautement spéculatif. Pour finir, rappelons que Jeremy Grantham, âgé de 83 ans, a toujours adopté une «approche contrarian de retour à la moyenne» dans sa politique d’investissement, ce qui le conduit à prendre des positions différentes du consensus dominant.

RF 14 mars
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