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Sauvons noël !

Alors que la deuxième vague de la pandémie de coronavirus frappe l’Europe de plein fouet, la plupart des pays du vieux continent passeront le mois de novembre en confinement plus ou moins strict. Dans un contexte marqué par le report du lancement d’un vaccin et par les querelles de dernière minute concernant le fonds de relance européen, notre décision à sous-pondérer...

Alors que la deuxième vague de la pandémie de coronavirus frappe l’Europe de plein fouet, la plupart des pays du vieux continent passeront le mois de novembre en confinement plus ou moins strict. Dans un contexte marqué par le report du lancement d’un vaccin et par les querelles de dernière minute concernant le fonds de relance européen, notre décision à sous-pondérer les actions européennes et à protéger nos portefeuilles nous semble donc justifiée. L’élection présidentielle américaine cette semaine pourrait accoucher de nombreux scénarios différents pour les actifs risqués. Les marchés ont vacillé la semaine dernière car les investisseurs ont commencé à remettre en question l’idée d’une ‘vague bleue’ (une victoire de Joe Biden et la prise de contrôle du Congrès par les Démocrates) et sont de plus en plus nombreux à redouter une remise en question du résultat du scrutin. Dans l’attente d’une meilleure visibilité, nous pensons qu’il est trop tôt pour arrêter de sous-pondérer les actions américaines en portefeuille.

Dans le même temps, alors qu’une majorité des entreprises a publié de très bons résultats pour le troisième trimestre, les sociétés qui ont publié des chiffres moins bons que prévu ont été sanctionnées par les marchés (à l’excès, peut-être) et certaines d’entre elles ont même vu leur valeur en bourse chuter de 25%.

Ces réactions disproportionnées offrent une opportunité en or aux «stock pickers», ceux qui se focalisent sur les fondamentaux de chaque titre.

Nous avons également pu constater que la conjoncture incertaine a entraîné une révision des prix de certaines opérations de fusion-acquisition à des niveaux relativement attractifs.

À l’approche d’une élection américaine qui aura de vastes répercussions, et à l’heure où l’Europe se reconfine, la Chine a défini la trajectoire de sa croissance pour les années à venir. En attendant les détails, le parti communiste a dévoilé la semaine dernière un programme quinquennal pour 2021-2025 dans lequel l’auto-dépendance semble être un mot-clé. La guerre commerciale avec l’administration de Donald Trump a aiguisé la détermination du gouvernement chinois à soutenir l’économie intérieure. De la même manière, la China devra être à la pointe de de l’innovation technologique et devenir plus attrayante pour les investissements étrangers. Le parti communiste souhaite que le PIB par tête atteigne «le niveau des pays modérément développés» d’ici 2035. Si l’on prend l’Espagne ou la Corée du Sud comme base de comparaison, cela impliquerait une multiplication par trois du PIB par tête actuel en termes nominaux. Rares sont ceux qui parieraient contre la capacité de la Chine à atteindre cet objectif, et nous continuons à surpondérer les actifs chinois (renminbi, obligations et actions).

Cesar Perez Ruiz 4 novembre
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