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Résolution de la nouvelle année

Les indices boursiers mondiaux ont fortement progressé pour la troisième année consécutive, à l’image du MSCI World qui a fini 2021 en hausse de 19%. Les marchés développés ont fait encore mieux, en grande partie grâce aux taux ultra bas et aux injections massives de liquidité des banques centrales.

L’année 2022 devrait être plus compliquée sur ce plan puisque les banques centrales sont notamment résolues à drainer de la liquidité du système. Surtout, en parallèle à sa décision d’accélérer la réduction de ses achats d’actifs, la Réserve fédérale a indiqué qu’elle pourrait relever ses taux directeurs à trois reprises en 2022. La Banque centrale européenne rehaussera ses taux de manière plus progressive, tandis que la Banque d’Angleterre et d’autres banques centrales ont déjà commencé à resserrer leurs politiques monétaires. À rebours de cette tendance, la Banque populaire de Chine a repris certaines mesures d’assouplissement ciblées pour soutenir une activité économique en perte de vitesse. Pour faire court, nous assistons à des politiques monétaires asynchrones à l’échelle mondiale. Dans un contexte marqué par des perspectives d’inflation étonnamment fluides, 2022 sera une année importante en matière de politique monétaire. Elle le sera également pour les différentes classes d’actifs, dont les performances récentes ont dépendu en grande partie de la prévisibilité de l’action des banques centrales. Globalement, nous tablons sur un regain de volatilité en 2022.

Les indices des directeurs d’achat ont terminé le mois de décembre en légère hausse en Chine, à l’image du rebond modeste de la croissance survenu au quatrième trimestre. Il y a fort à parier que la priorité des autorités chinoises pour 2022 sera de soutenir la dynamique économique, quand bien même certains secteurs restent en proie à des problèmes d’endettement. À ce propos, le promoteur immobilier Evergrande a suspendu sa cotation à la bourse de Hong Kong après avoir dévoilé qu’il avait dû détruire des immeubles pour des travaux illégaux. La semaine dernière, le groupe n’a pas été en mesure d’honorer le paiement de coupons obligataires d’un montant de 255 millions de dollars. En bref, les problèmes d’endettement restent d’actualité en Chine et mettront à l’épreuve à la capacité des autorités à éviter une crise financière.

L’accord commercial signé dans le cadre du Partenariat économique régional global conclu entre 15 pays de la région Asie-Pacifique, dont la Chine, et qui représente 30% du PIB mondial, est entré en vigueur la semaine dernière. Il est intéressant de constater que les États-Unis sont absents de l’accord, alors même que la région Pacifique figure en tête de leurs priorités stratégiques. Il y a toutefois fort à parier que la bataille d’influence et de prestige que Washington livre à Pékin se fera sur le terrain du commerce et sur d’autres terrains en 2022. Parmi les faits marquants de l’actualité, on peut retenir l’annonce de Tesla, qui a déclaré avoir battu son record de production lors des derniers mois de l’année 2021. Le groupe américain montre ainsi que les constructeurs automobiles ne sont pas tous affectés par les difficultés d’approvisionnement. La France a pris la présidence du Conseil de l’Europe pour un mandat de six mois qui s’annonce particulièrement houleux en matière de politique française et européenne.

Cesar Perez Ruiz 5 janvier
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