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Rebond de l'épidémie en Europe

Comme un air de déjà vu…. On observe depuis quelques semaines un fort rebond des contagions en Europe. Entre le point bas de fin septembre et la mi-novembre, l’incidence a quadruplé. Cela amène un nombre croissant de pays à durcir les restrictions, avec notamment un retour au confinement traditionnel en Autriche ou encore la mise en place d’un couvre-feu...

Comme un air de déjà vu…. On observe depuis quelques semaines un fort rebond des contagions en Europe. Entre le point bas de fin septembre et la mi-novembre, l’incidence a quadruplé. Cela amène un nombre croissant de pays à durcir les restrictions, avec notamment un retour au confinement traditionnel en Autriche ou encore la mise en place d’un couvre-feu pour les bars et restaurants aux Pays-Bas. Comment expliquer cette reprise de l’épidémie en Europe alors même que 2 Européens sur 3 sont vaccinés? Notre analyse

Les vaccins ne sont pas efficaces à 100% contre le risque d’infection et le variant Delta est très contagieux. En Italie par exemple, les données de vie réelles indiquent une efficacité vaccinale de 75% contre le risque d’infection sur les cinq derniers mois. Même si la totalité de la population était protégée, cela ne suffirait pas à stopper la circulation du virus. Les mêmes données montrent une protection plus importante contre le risque d’hospitalisation et de décès, avec une efficacité supérieure à 90% dans les deux cas.

Le rebond des contagions en Europe n’est donc pas anormal et ne remet pas en cause l’efficacité des vaccins. De nouvelles mesures de restrictions ne sont pas à exclure dans les principales économies, mais un retour des confinements généralisés qui s’accompagnerait d’une forte baisse de l’activité n’est pas notre scénario central à ce stade. La vaccination va continuer d’amortir la hausse des hospitalisations et des décès.

À court terme, l’enjeu pour les gouvernements est surtout d’étendre la couverture vaccinale et d’accélérer les campagnes de rappel pour les personnes les plus vulnérables, les études montrant une diminution de la protection des vaccins avec le temps, en espérant l’arrivée prochaine de traitements efficaces. A ce titre, les premiers résultats des pilules anti-Covid de Merck (molnupiravir) et de Pfizer (Paxlovid) sont très encourageants, de même que ceux du traitement à base d’anticorps d’AstraZeneca (AZD7442).

Julien-Pierre Nouen 22 novembre
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