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Les milliards d'euros vert de l'UE, un tonus pour la relance économique

Les marchés européens ont connu une hausse menée par les secteurs cycliques, avec des indicateurs PMI qui rebondissent et les confinements qui se terminent, a déclaré Greg Herbert, gérant de fonds, actions européennes.

Alors que les taux d’infection diminuent, l’Allemagne assouplira les restrictions de voyage pour 31 pays européens à partir du 15 juin et proposera des mesures de distanciation sociale moins sévères, car elle cherche à trouver un équilibre entre la protection de la santé publique et la relance d’une économie confrontée à sa plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale. Si cette mesure a permis d’augmenter certaines réservations de voyages, le déroulement progressif des difficultés économiques crée des risques existentiels ailleurs dans le secteur. Pour une compagnie aérienne qui négocie un renflouement gouvernemental, par exemple, l’un des coûts sera de renoncer à des créneaux dans les aéroports allemands.

Sur une note plus positive, le remaniement du «Green deal» européen place ce secteur au centre de l’effort de relance de l’UE. La proposition de la Commission européenne pour un plan de relance vert, qui a fait l’objet d’une fuite, fait état d’un montant global de 1 000 milliards d’euros. Ce plan prévoit des subventions et des prêts pour la construction et la rénovation et vise à augmenter le nombre de bâtiments à haut rendement énergétique équipés de systèmes de chauffage et d’isolation efficients et de panneaux solaires sur les toits. Les plans prévoient également d’accorder la priorité à l’hydrogène vert, c’est-à-dire à l’hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelables et non de gaz naturel, afin de favoriser les transports durables. Il s’agirait notamment d’accélérer les investissements dans la recharge des trains électriques, de transférer le fret de la route vers le rail et de financer la modernisation et la numérisation des infrastructures ferroviaires pour permettre le passage à des liaisons ferroviaires à grande vitesse, compte tenu de la réduction probable des vols intérieurs.

Selon Greg, l’accord pourrait profiter à un large éventail de sociétés en Europe, parmi lesquelles des industriels, des entreprises de construction, de transport, des fabricants d’éoliennes, des producteurs d’énergie éolienne et solaire et même certains fabricants de semi-conducteurs qui fabriquent des puces pour les véhicules électriques. Les propositions orientent les entreprises toujours plus loin vers la durabilité, un domaine dans lequel beaucoup d’entreprises européennes ont une exposition importante et qui est bien représenté dans la stratégie européenne de Jupiter.

Greg Herbert 4 juin
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