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Les infrastructures en énergies renouvelables, une réponse robuste aux défis de l'inflation et de la transition énergétique

L’attrait de la classe d’actifs tient notamment à la visibilité des rendements et au potentiel de dividendes qu’elle assure à long terme.

Dans un environnement de marché chahuté par une recrudescence significative des risques, le «driver» énergétique s’est imposé en 2022 comme une source d’incertitudes majeure. La sécurisation des ressources énergétiques et leur approvisionnement, mais aussi, en corollaire la fièvre inflationniste sur leurs prix et la transition énergétique sont au cœur des préoccupations.

Energies renouvelables: une corrélation favorable à l’inflation sécurisant les rendements

L’équipe de Swiss Life Asset Managers a très tôt considéré la classe d’actifs infrastructures énergies renouvelables comme stratégique au sein des portefeuilles. «Au sein de notre plateforme d’investissement Infra Equity, nous explorons ce thème depuis 2011 selon une approche partenariale, de co-investissement, aux côtés de nos clients investisseurs. L’alignement d’intérêt et des objectifs visés est un facteur de succès. L’attrait de la classe d’actifs tient à la visibilité des rendements assurés et au potentiel de dividendes à long terme» résume Christoph Gisler, Head Infrastructure Equity.

Alors que l’inflation élevée constitue une menace pour la majorité des classes d’actifs, l’infra equity fait figure d’exception. «La classe d’actifs est favorablement corrélée à l’inflation, dans la mesure où les actifs réels sous-jacents assurent des flux de trésorerie d’exploitation stables, transparents et prévisibles à long terme. Cela constitue une protection implicite de la valeur» analyse Dominik Meyer, Infrastructure Head Products. De plus, il existe des mécanismes explicites d’ajustement des prix ancrés à l’inflation dans différents secteurs des infrastructures. C’est surtout le cas dans les énergies et utilities où peuvent être établis des modèles de contrat indexés à l’inflation ou des modèles réglementés de coûts et de gains majorés. «L’indexation des contrats à l’inflation, que nous avons réussi à établir dans un grand nombre de nos investissements, est un facteur assez précieux, contribuant à garantir le rendement» ajoute Dominik Meyer.

Un potentiel de croissance structurel

Au regard des enjeux et besoins intimement liés à la transition énergétique, le potentiel de croissance des renouvelables est exceptionnel pour les décennies à venir. En Europe, les énergies renouvelables représentent encore seulement 17,4% du total des énergies disponibles alors que le plan European Green Deal promu par la Commission européenne vise des objectifs de réduction des émissions à effet de serre à 2030 d’au moins 55% par rapport aux niveaux de 1990, et de zéro émission nette de CO2 d’ici 2050.

«L’essor du marché des renouvelables offre de nombreuses opportunités d’investissement. Toutefois, quatre facteurs clés doivent être pris en compte par les investisseurs: la diversification des investissements, le choix du point d’entrée, le monitoring des nouvelles technologies et enfin, l’effet ‘double hélice’ sur l’électricité. En effet, les énergies renouvelables stochastiques ont tendance à produire de l’électricité quand les prix sont bas par effet de corrélation» explique Marc Schürch, Head Renewable Energy.

Dans le cadre de son fonds FORTE II lancé en août dernier et dont la levée de fonds est en cours, Swiss Life Asset Managers vise une diversification des capacités énergétiques en portefeuille tant sur le plan géographique que sectoriel. A l’image du fonds FORTE I, le portefeuille devrait comporter des actifs dans les secteurs éolien, solaire, hydroélectrique ou encore, de la biomasse. «FORTE II s’appuie sur le succès de FORTE I tout en s’adaptant à un nouvel environnement de marché, en élargissant l’univers d’investissement à l’ensemble des pays de l’OCDE et non plus seulement à l’échelle de l’Europe. Notre focus porte sur les technologies renouvelables et les énergies propres les plus attractives sur toute la chaîne de valeur. Notre approche géographique est flexible pour adapter le portefeuille aux nouvelles opportunités de marché. Cela nous permet notamment de cibler de nouveaux marchés où nous pouvons identifier des actifs de haute qualité, encore sous-évalués et qui correspondent aux caractéristiques d’infrastructures et de profil rendement-risque que nous recherchons» affirme Marc Schürch.

FORTE II est classé Article 8 sous SFDR et pourrait évoluer en classification Article 9[1]. Le 1er closing du fonds est fixé à fin novembre et des premiers investissements en infrastructures commencent à être déployés. «Nous venons de conclure un premier investissement dans un parc éolien offshore, aux Pays-Bas» précise Marc Schürch. Dans le cadre du fonds, la stratégie de création de valeur avec une attention portée sur la distribution de cash opérationnel, robuste et prédictible à long terme, permet de cibler un rendement TRI net entre 5 et 7%[2]. Le fonds cible une taille totale de 750 millions d’euros au terme du closing final.

Next Finance 23 septembre
Notes

[1] SFDR: Sustainable Finance Disclosure Regulation, règlement européen (UE) 2019/2088 régulant la publication d’informations en matière d’investissement durable, dans le secteur des services financiers.

[2] Cible de performance indicative, engagement non contractuel. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Stratégie d’investissement dédiée aux investisseurs professionnels.

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