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Le Voice Lab lève 4,7 M€ auprès de la BPI pour créer la première plateforme de données et de services vocaux

La data vocale est un enjeu majeur pour l’avenir: en termes de sécurité et de confidentialité des données, mais aussi parce que la voix sera l’une des interfaces principales de communication du futur. Une maîtrise économique de ce canal est primordiale afin de garantir la souveraineté des acteurs français et européens.

L’Association française dédiée à la voix, Le Voice Lab, franchit une étape majeure dans le développement d’une offre vocale indépendante, grâce à l’obtention d’une aide de 4,7 M € de la BPI. Lauréat du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) et de l’appel à Projet “Mutualisation de moyens au service des filières et plateformes numériques de filières”, Le Voice Lab a pour objectif de contribuer au développement d’une une Data Marketplace de services vocaux et de favoriser la mutualisation de données vocales à l’échelle nationale.

L’Association est née en 2019, et regroupe des acteurs académiques, privés et publics, et sa mission principale est de garantir une offre riche et compétitive en proposant des produits et des services en propre, ainsi qu’en référençant les pures players, afin de favoriser la diffusion de cette technologie et son adoption.

Pour enrayer le fossé qui commence déjà à se creuser entre les géants du numérique et les autres acteurs, une seule méthode: se regrouper pour définir de nouveaux modèles, proposer des alternatives et une offre complète dans le domaine de la voix. Le Voice Lab s’y emploie!

C’est le volume de données qui est déterminant quand il s’agit d’entraîner et d’enrichir les systèmes basés sur l’IA. Et c’est la facilité d’accès aux services et la sécurité des données qui déterminent la confiance du marché pour accélérer l’utilisation des outils basés sur la voix.

Le Voice Lab aura 3 missions principales pour ce projet:

  • Créer un corpus français de 100 000 heures de données vocales et mutualiser ces données vocales dans un espace neutre et sécurisé;
  • Créer un moteur de reconnaissance de la parole;
  • Créer une Marketplace française, voire européenne des services vocaux.

Parmi les membres fondateurs du Voice Lab qui sont à l’initiative de ce projet sont les sociétés Aday, Batvoice, Kwalys, Linagora et Voxist. Au-delà des données, des moteurs et de la place de marché, Le Voice Lab ouvre des services d’accompagnement pour tous les projets vocaux ou conversationnels qui s’appuient sur l’expertise d’équipes pluridisciplinaires de ces domaines.

Devenus incontournables, les assistants vocaux sur enceintes connectées ou sur d’autres canaux vocaux comme le téléphone, reposent sur des moteurs de reconnaissance de la parole entraînés sur de très grands jeux de données récoltées auprès des utilisateurs lors de leurs interactions et auxquels seules quelques grandes entreprises ont accès.

«La mutualisation des données permet de concevoir des modèles de reconnaissance vocale en langue française pour alimenter différents services de transcription automatique de la parole, entre autres open source. Les moteurs permettent ainsi aux différents acteurs - académiques, privés ou publics - de créer des services ou des produits vocaux en toute indépendance des GAFAM.Les laboratoires et les acteurs privés français pourront ainsi lever de nombreux verrous, en particulier liés au volume et à la diversité des données disponibles. La mission du Voice Lab est de créer une alternative aux solutions et aux modèles économiques existants, afin de garantir d’un côté le respect de la vie privée des utilisateurs et de l’autre de prévenir une dépendance économique aux GAFA et BATX sur les interfaces vocales qui seront les interfaces du futur», soutient Karel Bourgois, Président du Voice Lab.

Selon Katya Lainé, Vice-Présidente de l’Association, «La Marketplace des services vocaux permettra quant à elle à tout acteur d’accéder et de consommer les données, les moteurs et tout autre service d’une manière simple et intuitive pour créer et gérer des projets vocaux. La marketplace d’une part donnera la possibilité à tous les acteurs de l’écosystème de la voix de se référencer et de co-créer ensemble cette offre riche et indépendante, et d’autre part donner la possibilité aux entreprises “consommatrices” de ces services d’avoir un tiers de confiance technique et économique. L’appui de l’État français, ainsi que le soutien au projet avec l’investissement important de la BPI à hauteur de 4,7 M€ sont un signal fort pour nous que la construction de l’indépendance de l’offre française doit se poursuivre.»

Next Finance 26 mai
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