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Le CAC 40 finit 2021 à un plus haut historique, et les petites valeurs dans tout ça ?

Les petites et moyennes valeurs ont démontré historiquement plus de potentiel de performance que les grandes capitalisations. Après la hausse récente des indices qui battent tous leurs records, elles restent aujourd’hui moins chères que les valeurs du CAC 40 et offrent de meilleures opportunités, tout en ayant plus d’impact sur l’emploi et l’économie locale.

En finissant l’année 2021 chacun à leurs plus hauts historiques, les indices CAC 40 et CAC Small ont toutefois des évolutions différentes sur le moyen/long terme. Si les plus grandes valeurs ont certes surperformé les plus petites de 25% sur les cinq dernières années, l’indice CAC Small a pratiquement été multiplié par près de 4 depuis 1999 (+370%) alors que le CAC 40 a réalisé une performance de «seulement» +130% sur cette même période.

Investir dans le segment des plus petites valeurs de la cote conserve tout son intérêt:

1/ Un potentiel de croissance plus élevé et un meilleur alignement d’intérêt

Le potentiel de croissance des petites et moyennes capitalisations est plus important que celui des grandes. Il semble en effet plus facilement réalisable de multiplier son chiffre d’affaires par un facteur x pour une ETI que pour un grand groupe international. Ce potentiel est source de performance accrue pour les investisseurs. Ce segment de marché est aussi moins suivi que celui des larges caps, ce qui permet à un gérant de fonds expérimenté bénéficiant de sa propre capacité de recherche et d’analyse de faire la différence et de surperformer son indice de référence. Le tout, en dénichant des pépites peu connues des investisseurs car peu suivies par les brokers, contrairement aux très grandes valeurs qui sont en moyenne suivies par 25 analystes (nombre moyen d’analystes couvrant les valeurs composant le CAC 40).

L’alignement des intérêts des dirigeants des small et mid caps et des actionnaires minoritaires est un élément déterminant, souvent sous-estimé. Bon nombre de ces sociétés sont détenues par leur fondateur ou des familles, dont l’objectif est de faire progresser leur entreprise dans le temps, de créer de la valeur. Cette vision de long terme est profitable à la performance de la société, qui est beaucoup moins soumise à la dictature des résultats de court terme.

2/ Des valorisations attractives et un rattrapage possible

Aujourd’hui, les petites et moyennes valeurs sont moins chères que les grandes, en termes de prix sur actif net («price to book»), d’environ 20%. Elles s’échangent également sur leur niveau moyen de long terme, contrairement aux grandes qui sont 20% plus chères que leur moyenne de long terme. Ainsi le marché met une décote sur le segment qui pourtant surperforme à long terme. C’est donc un contexte plutôt "constructif" pour l’investisseur positionné sur ce segment, loin des niveaux records de valorisation atteints sur certaines parties du marché.

3/ Un investissement qui a du sens en termes d’emploi et de soutien des territoires

Les plus petites valeurs de la cote constituent la base de l’économie française. Les PME et les ETI créent en effet sept fois plus d’emplois en France que les grands groupes. Et la moitié des sociétés cotées à Paris ont leur siège en régions. Pour un investisseur, placer une partie de ses actifs sur ces valeurs a du sens. En se positionnant sur ce segment de la cote les investisseurs s’engagent dans le financement et le développement de l’économie réelle et locale, soutiennent l’emploi en France, l’industrie et les services dans les régions.

Bastien Goumare 7 janvier
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