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La Chine inquiète à nouveau

La semaine dernière a été dure pour les investisseurs, à l’affût d’un rebond qui ne s’est pas vraiment matérialisé. Pourtant vendredi, les marchés semblaient reprendre espoir, après des commentaires de Jerome Powell plutôt cléments. Celui-ci a notamment écarté à nouveau qu’une hausse de 75 points de base était sur la table des négociations.

Cela aurait pu permettre aux marchés de poursuivre cette tentative de rebond, mais les statistiques en provenance de Chine pourraient écraser cet espoir. En effet, la demande intérieure chinoise a ralenti de 11,1% en avril, après s’être contractée de 3,5% en mars.

Par ailleurs, la production industrielle a reculé de 2,9% et mis à part le début de la crise sanitaire (mars-avril 2020), la Chine n’a pas connu de contraction de cette donnée depuis plus de 30 ans.

Les annonces du parti concernant la baisse du taux d’emprunt dans l’immobilier et la réouverture de certains magasins à Shanghai, n’ont pas permis de rassurer les marchés qui ont fermé en baisse en Chine et devrait mettre sous pression les indices américains à l’ouverture.

Les opérateurs surveillent également avec attention le processus d’admission de la Finlande et la Suède à l’OTAN, alors que la Russie avait à plusieurs reprises mis en garde sur cette adhésion.

Coté statistiques, nous serons attentifs mercredi, à l’indice des prix à la consommation (IPC) au Royaume-Uni, qui est attendu en forte hausse et pourrait être la plus forte lecture depuis plus de 30 ans.

L’IPC de la zone euro sera également surveillé mercredi et bien qu’il soit attendu stable, l’analyse pourrait révéler, comme aux Etats-Unis, que la hausse généralisée des prix s’étend à tous les secteurs d’activité et notamment les services.

Coté banques centrales nous serons attentifs aux interventions de trois membres du FOMC et de Jerome Powell, ainsi qu’aux sept membres de la BCE et de sa présidente durant la semaine. Le compte-rendu de la politique monétaire de la BCE sera publié jeudi.

Par ailleurs, les perspectives économiques de l’Union européenne ont montré une forte baisse pour 2022 et 2023, passant de 4% à 2,7% et de 2,8% à 2,3%, respectivement, soulignant l’impact économique de la guerre en Ukraine notamment.

Sur le marché des cryptomonnaies, le Bitcoin tente toujours de se maintenir au-delà des 30 000 dollars, mais les risques sur les indices pourraient conduire à plus de secousses à court-terme.

De plus, le risque soulevé par le projet Luna et UST, pourrait compromettre la confiance des investisseurs dans les cryptomonnaies et accentuer le mouvement, en cas de chute des marchés.

Vincent Boy 17 mai
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