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La BCE va jouer un rôle plus actif dans la protection du climat

Le calendrier était surprenant, le contenu ne l’était pas. La BCE a annoncé - plus tôt que prévu - les résultats de sa " Revue stratégique ". Nous avons relevé deux informations importantes...

Le calendrier était surprenant, le contenu ne l’était pas. La BCE a annoncé - plus tôt que prévu - les résultats de sa " Revue stratégique ". Nous avons relevé deux informations importantes:

1. Le nouvel objectif d’inflation symétrique de 2%, combiné à la tolérance de surestimation et de sous-estimation du taux d’inflation, permet à la BCE de s’en tenir à sa politique monétaire très expansionniste. Dans le cadre de son mandat, la BCE sera en mesure d’apporter un soutien accru à l’économie de la zone euro.

2. La BCE ne se contente pas d’annoncer son intention de jouer un rôle plus actif dans la protection du climat, mais établit un plan d’action concret. C’est plus que ce que nous attendions et cela montre la vigueur avec laquelle la BCE entend aborder cette problématique.

Les résultats de la revue stratégique ne font en définitive que préciser la politique monétaire que la Banque a déjà menée au cours des dernières années. Lorsque l’économie fonctionne dans des conditions proches de la marge inférieure des taux d’intérêt nominaux, une action énergique et persistante de la politique monétaire est nécessaire pour éviter un désancrage des anticipations d’inflation. C’est de facto ce que la BCE a fait ces dernières années. Le nouvel objectif d’inflation est symétrique, mais Christine Lagarde a refusé de donner une définition chiffrée de ce que signifie "surestimation et sous-estimation". La "tolérance" dépendra également de l’environnement économique. Le taux d’intérêt directeur reste le principal instrument de politique monétaire, mais l’assouplissement quantitatif, les prévisions et les autres moyens resteront tout aussi importants, car ils font partie intégrante de la panoplie des instruments de politique monétaire.

La BCE a également abordé la question des logements occupés par leurs propriétaires. L’inclusion des coûts supportés de toute façon par les propriétaires dans la mesure de l’inflation est certainement logique.

La décision la plus importante est l’intention de la BCE de joindre le geste à la parole en matière de politique climatique en présentant un plan d’action ambitieux qui affectera la BCE à la fois dans son rôle de superviseur et de banque centrale. Cela montre bien les ambitions de la BCE dans ce domaine et elle soutiendra l’UE dans sa politique climatique. Cela affectera également le portefeuille d’obligations d’entreprises de la BCE si les aspects liés au changement climatique sont inclus dans le cadre d’investissement. En ce qui concerne les marchés obligataires au sens large, l’annonce en elle-même pourrait avoir un effet de signal et affecter les prix.

Ulrike Kastens 9 juillet
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