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Immuniser son allocation d'actifs contre le retour de la volatilité

L’environnement de marché demeure complexe en 2021: les taux d’intérêt restent structurellement bas, raréfiant les sources de rendement sans risque, tandis que les valorisations boursières sont globalement élevées, favorables à un certain maintien de la volatilité.

Une approche dite en «budget de risque» semble apporter des gages de résilience à l’allocation d’actifs: il s’agit notamment d’associer des paniers de stratégies défensives à d’autres procycliques, dont les comportements sont décorrélés dans les différentes phases de marché.

Après un millésime boursier 2020 en forme de montagnes russes mais néanmoins remarquable, avec des performances historiques pour les indices actions, le contexte de marché demeure aujourd’hui complexe.

En effet, les investisseurs font face à un double défi: une croissance structurellement faible, de l’ordre de 2%/an à long terme, avec des rendements obligataires proche de 0%, voire négatifs, qui font figure de nouvelle «normalité», tandis que les niveaux de valorisation des actions peuvent sembler historiquement élevés.

En somme, un dilemme en matière d’allocation d’actifs, entre des actifs traditionnels dits «refuges» à la rentabilité nulle et des actifs risqués qui, dans certains secteurs, exposent les portefeuilles au risque de bulle.

L’équipe Multi Assets de Nordea Asset Management estime qu’en dépit des anticipations favorables à une légère reflation dans les mois à venir «les investisseurs continueront à faire durablement face à un environnement de taux d’intérêt bas». Parallèlement, les valorisations sur certains segments de marchés actions sont extrêmement élevées et sont susceptible d’être sources de volatilité.

Comment immuniser les portefeuilles dans ces conditions de marché? Une approche dite en «balance des risques» semble apporter des gages de résilience selon Nicolas Magnac-Dajean, Spécialiste Produit Sénior. Cette approche est l’ADN de l’équipe Multi Assets et le point de départ de ses principales stratégies. «L’objectif est d’exploiter une combinaison de stratégies – ou primes de risque - afin de générer des rendements ajustés du risque attractifs, atteignant des niveaux proches de ceux des actions pour les stratégies alternatives liquides, mais avec une corrélation limitée aux classes d’actifs traditionnelles.» Ce double objectif s’appuie sur l’utilisation combinée de stratégies et d’actifs tant défensifs que procycliques, qui tendent à performer de manière décorrélée dans les différentes phases de marché.

Face aux tendances extrêmes de 2020, il semble que les solutions alternatives liquides «Alphas» de Nordea aient trouvé un vaccin permettant d’immuniser la performance contre les retournements violents et les pics de volatilité historiques. En effet, ces solutions ont été en mesure de générer des performances positives chaque trimestre de l’année avec une volatilité limitée, grâce à un portefeuille très diversifié en primes de risques allouées au sein de six sous-ensembles distincts, ou Super-Stratégies.

Le concept des «actions stables» au cœur de la poche défensive Actions

Les solutions alternatives liquides Alphas de Nordea AM associent des stratégies dites de «relative value» au sein de leur Super-Stratégie actions, tant acycliques que procycliques. La poche défensive est exposée aux «actions stables» bénéficiant de fondamentaux de très grande qualité à long terme et qui sont caractérisées tant par une faible volatilité, que par un faible beta, dont le risque est couvert via des futures indiciels. La poche agressive utilise quant à elle des stratégies de «relative value» indicielles au comportement procyclique.

La particularité de ces «actions stables» est la résilience de leurs fondamentaux qui est appréciée de longue date par l’équipe Multi Assets. Ces actions se situent à la confluence des styles «value» et «qualité», c’est-à-dire présentant une décote mais dont les fondamentaux et perspectives de résultats sont lisibles et par conséquent, jugés solides.

«Les ‘actions stables’ affichent des PER proches de 13x, beaucoup plus attrayants que les niveaux des marchés globaux (environ 20x pour l’indice MSCI World). Elles se distinguent tout particulièrement des valeurs de croissance qui ont tiré à la hausse les marchés en 2020 et qui ont atteint des niveaux de valorisation relative historiquement hauts comparés au style «value», plus élevés encore qu’avant l’éclatement de la bulle internet en mars 2000. La situation a commencé à évoluer depuis les élections américaines, avec une rotation de style qui s’est amorcée en faveur des actions ‘value’ de qualité» analyse Nicolas Magnac-Dajean, CFA.

Cette même approche est appliquée aux autres Super-Stratégies basées sur les grandes classes d’actifs. «Pour notre sous-ensemble obligataire, notre panier défensif utilise une stratégie de duration, avec une préférence pour les obligations souveraines américaines qui sont mieux valorisées que leurs pairs européens et affichent une prime de duration plus attrayante. Le panier procyclique est quant à lui construit sur une stratégie de spreads de crédit High Yield».

De manière générale, les paniers défensifs tendent à être négativement corrélés aux marchés actions de façon à amortir les chocs dans les phases de correction boursière, tandis que les paniers procycliques ont tendance à performer dans les phases de rallye boursier. «In fine, l’intérêt est d’obtenir un portefeuille dont le comportement est asymétrique afin de limiter les pertes dans les cycles de marchés baissiers, tout en participant aux cycles haussiers. Cela quel que soit l’environnement de marché» affirme Nicolas Magnac-Dajean.

Cette approche en «balance des risques» qui permet d’allouer un «budget de risque» au travers de nombreuses primes de risque est implémentée dans les fonds Nordea 1 – Stable Return Fund, Nordea 1 – Alpha 10 MA Fund et Nordea 1 – Alpha 15 MA Fund. L’équipe Multi Assets de Nordea AM compte 40 professionnels et gère plus de 100 milliards d’euros d’actifs répartis entre différentes stratégies d’investissement diversifiées.

Next Finance 26 mars
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