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Horizon 2021 – Les enjeux climatiques, nouvel axe d'investissement stratégique

Pictet Wealth Management publie ce jour l’édition 2021 d’Horizon, où figurent ses prévisions de rentabilité à 10 ans pour les différentes classes d’actifs, l’analyse des facteurs qui les sous-tendent, ainsi que les grandes tendances économiques, politiques et de marché.

Pour la première fois, Horizon analyse l’impact des enjeux climatiques sur les marchés économiques et financiers.

«Les enjeux climatiques deviennent un sujet incontournable: alors que les gouvernements et les banques centrales en tiennent progressivement compte pour définir leurs politiques, nous attendons des répercussions à tous les niveaux, de la dynamique des classes d’actifs à l’allocation d’actifs stratégique, en passant par les différents styles d’investissement», explique Christophe Donay, responsable de la stratégie et de l’allocation d’actifs chez Pictet Wealth Management. «Dans le contexte actuel de la crise sanitaire et de l’incertitude persistante concernant ses conséquences à long terme, l’édition 2021 a pour thème principal l’importance croissante des enjeux climatiques sur les marchés économiques et financiers.»

«La classe d’actifs des actions sera sans doute la plus durement affectée par cette thématique», estime Christophe Donay, «tandis que les actifs risqués pourraient comporter des pièges étant donné la surveillance accrue de l’empreinte carbone des portefeuilles.»

Cette édition d’Horizon, qui couvre 50 classes d’actifs en cinq monnaies, recense dix tendances et enjeux clés susceptibles de transformer le monde de l’investissement ces prochaines années.

1. La transition vers des économies plus sobres en carbone jouera un rôle moteur sur les marchés économiques et financiers ces dix prochaines années. Comme notre première analyse semble l’indiquer, contrairement aux conséquences physiques des changements climatiques, qui auront sans doute un impact relativement limité sur les performances de la plupart des classes d’actifs dans la prochaine décennie, les politiques économiques déployées pour mener les efforts de transition requis en vertu de l’Accord de Paris influenceront nettement les économies et les classes d’actifs.

2. Les changements climatiques devraient avoir un impact positif sur la croissance de la plupart des économies. D’ici dix ans, ils stimuleront la trajectoire de croissance de l’Europe et, dans une moindre mesure, celle de la Chine. La situation est moins tranchée aux Etats-Unis étant donné le poids relatif de l’industrie pétrochimique dans l’économie. Les choix qui seront faits par le gouvernement de Joe Biden pourraient potentiellement contribuer à dégrader les perspectives économiques à court terme, mais il est aussi possible que cette volonté d’intégrer les questions climatiques dans les mesures de relance donne une impulsion inattendue à l’économie américaine.

3. Les changements climatiques pourraient contribuer à une hausse modérée de l’inflation. L’adaptation des politiques économiques aux enjeux climatiques pourrait stimuler la croissance et la productivité des pays, qui seront ainsi en mesure de maîtriser leurs coûts de production et d’empêcher les pics d’inflation. Nous avons donc relevé nos anticipations d’inflation de 0,1% en moyenne en Chine, aux Etats-Unis et en Europe, ainsi que nos prévisions pour les taux des bons du Trésor américain à 10 ans, de 2,5% à 3% à un horizon 10 ans.

4. Les liquidités restent très peu attractives. Sur le marché américain, les liquidités devraient générer, ces dix prochaines années, un rendement nominal moyen de 1%, ainsi qu’un rendement réel négatif.

5. Tout taux d’actualisation reflète des choix politiques et sociétaux. Les taux d’actualisation permettent aux investisseurs d’évaluer les opportunités en fonction de leur valeur actuelle nette. Notre analyse révèle que la société – plutôt que les mécanismes du marché – fixera le taux d’actualisation applicable au financement des initiatives destinées à lutter durablement contre les changements climatiques.

6. Les actions sont vouées à ralentir. D’après nos anticipations, les actions verront leurs performances reculer durablement par rapport à leur moyenne historique de 9% par an. Les actions émises par des entités chinoises et par les sociétés les plus innovantes pourraient cependant continuer de procurer les meilleurs rendements.

7. L’illiquidité et les actifs non cotés offrent un potentiel pour les gérants actifs. Le private equity devrait continuer à générer des résultats très attrayants à un horizon de 10 ans, en contrepartie d’une importante illiquidité. Sur les 50 classes d’actifs analysées dans Horizon, le capital-risque (10,6% par an) et le private equity (9,4%) recueillent nos anticipations de performance les plus élevées.

8. Les actifs réels ont leur place dans l’allocation d’actifs stratégique, car ils figurent parmi les meilleurs instruments pour se prémunir de la hausse des prix. La montée des pressions inflationnistes qui découlera des politiques de transition énergétique constitue donc un argument supplémentaire pour les inclure dans l’allocation d’actifs stratégique.

9. L’investissement à la manière des fonds de dotation (endowment funds) fait de plus en plus d’adeptes. La performance d’un portefeuille 60/40 classique (60% d’actions, 40% d’obligations) peut s’avérer insuffisante lorsque l’inflation est élevée. L’approche multiactifs adoptée par les fonds de dotation peut convenir davantage du point de vue de l’allocation d’actifs stratégique, car son exposition à différents actifs réels offre une protection contre la hausse des prix.

10. Les actifs chinois devraient gagner du terrain dans les allocations d’actifs. Grâce à la perspective d’une appréciation du renminbi, les taux procurés par les emprunts d’Etat chinois sont plus attrayants que ceux des pays développés. Et d’après notre analyse, les actions chinoises pourraient offrir des rendements ajustés du risque supérieurs ces dix prochaines années.

Next Finance 17 juin
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