IMG
Hausse du coût du travail aux Etats-Unis

L’indice du coût de l’emploi a progressé de +1,3% en rythme non-annualisé au troisième trimestre, sa plus forte hausse depuis 2001, ce qui porte le glissement sur un an à +3,7%. Cet indicateur n’est publié que quatre fois par an mais il comporte plusieurs avantages par rapport au salaire horaire qui est publié tous les mois dans le rapport sur l’emploi.

L’indice du coût de l’emploi a progressé de +1,3% en rythme non-annualisé au troisième trimestre, sa plus forte hausse depuis 2001, ce qui porte le glissement sur un an à +3,7%.

Cet indicateur n’est publié que quatre fois par an mais il comporte plusieurs avantages par rapport au salaire horaire qui est publié tous les mois dans le rapport sur l’emploi.

Tout d’abord, il constitue une mesure plus complète du coût du travail, englobant notamment les avantages sociaux, par exemple les prestations médicales.

Surtout, cet indicateur est construit de manière à ne pas être affecté par certains phénomènes statistiques, contrairement au salaire horaire qui peut augmenter quand des emplois à faibles rémunérations sont détruits et baisser quand les travailleurs reviennent sur le marché du travail. Ce problème avait été observé lors de la pandémie, rendant peu lisible l’évolution du salaire horaire moyen. L’indice du coût de l’emploi renvoie donc une image plus fidèle de l’évolution des salaires.

NOTRE ANALYSE

L’indice du coût de l’emploi montre un renforcement des pressions salariales dans un contexte de tensions toujours présentes sur le marché du travail, avec des pénuries de main d’œuvre qui ne semblent pas encore se résorber.

L’explication la plus couramment avancée pour expliquer ces tensions était la présence de dispositifs très généreux de bonification de l’indemnisation chômage. Ceux-ci sont arrivés à échéance début septembre au niveau fédéral et cela ne se traduit pas encore par une augmentation de l’offre de travail, à l’image de la baisse du taux de participation en septembre. Il faudra toutefois peut-être attendre plusieurs mois pour en mesurer l’impact.

En attendant, les entreprises font face à une augmentation du coût du travail, posant le risque d’une accélération supplémentaire de l’inflation si la hausse des coûts est répercutée sur les prix de vente.

Julien-Pierre Nouen 9 novembre
Tags


Partager


Commentaire

Dans la même rubrique