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Espoirs douchés

Nous continuons de sous-pondérer les actions. Les incertitudes dues aux tensions commerciales pèsent sur la production industrielle et sapent le moral des milieux d’affaires, principalement dans les pays développés. Les banques centrales devraient certes assouplir leur politique afin de contrer le ralentissement économique...

Nous continuons de sous-pondérer les actions. Les incertitudes dues aux tensions commerciales pèsent sur la production industrielle et sapent le moral des milieux d’affaires, principalement dans les pays développés. Les banques centrales devraient certes assouplir leur politique afin de contrer le ralentissement économique, mais il paraît peu probable qu’elles prennent des mesures de relance à la hauteur des espérances des marchés. Les espoirs risquent fort d’être douchés...

Les actions américaines apparaissent particulièrement peu attractives. L’indice S&P 500 est proche de ses plus hauts historiques, alors que les statistiques économiques et les marchés obligataires indiquent un ralentissement prononcé. Le fléchissement récent des rachats d’actions constitue un autre élément de préoccupation.

Nous continuons de surpondérer les actions de la zone euro. L’Allemagne est certes proche de la réces-sion technique, mais la France et l’Espagne restent dynamiques. Un nouveau cycle de relance de la part de la BCE devrait également donner un coup de fouet.

Le marché actions britannique apparaît lui aussi attrayant. La livre est bon marché, le rendement des dividendes est élevé et une proportion non négligeable des bénéfices des entreprises britanniques est générée en dehors des frontières.

Les actions émergentes conservent notre préférence par rapport aux actions développées. Les économies pâtissent de la guerre commerciale, mais c’est partiellement compensé par la baisse des taux d’intérêt et les niveaux de valorisation sont historiquement bas.

La chute vertigineuse des rendements des obligations gouvernementales et d’entreprises nous conduit à sous-pondérer ces marchés.

Nous réduisons notre allocation en obligations émergentes en monnaies fortes de surpondérée à neutre. Les rendements ont fortement convergé vers ceux des obligations développées, et une aggravation des tensions commerciales pourrait peser sur le sentiment de marché.

En protection de la montée des risques géopolitiques et économiques, nous continuons de surpondérer le franc suisse et l’or.

Frédéric Rollin 17 septembre
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