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En Allemagne, seulement 10 % des fonds durables évitent les controverses

Lorsqu’elles commettent des violations graves et répétées de conventions internationales, les entreprises sont dites controversées. En clair, cela signifie qu’elles peuvent être mises sur des listes noires d’investisseurs et attaquées par des ONG sous des formes diverses.

Outre-Rhin, la plupart des fonds durables investissent dans des entreprises controversées d’après une étude réalisée par l’ONG allemande Faire Fonds.

Lorsqu’elles commettent des violations graves et répétées de conventions internationales, les entreprises sont dites controversées. En clair, cela signifie qu’elles peuvent être mises sur des listes noires d’investisseurs et attaquées par des ONG sous des formes diverses.

Le mauvais exemple allemand

Par conséquent, les sociétés ayant commis d’importantes violations des principes du Pacte mondial des Nations unies ou bien celles impliquées dans de graves controverses liées aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont généralement exclues des portefeuilles des fonds d’investissement durables. Pourtant, en Allemagne, cela semble loin d’être le cas à en croire l’étude de l’ONG Faire Fonds portant sur l’analyse de 1 081 fonds durables commercialisés auprès des particuliers.

En effet, seulement 10% d’entre eux, soit 107 fonds, ne sont pas investis dans des entreprises sujettes à controverses dans des domaines tels que le changement climatique, la dégradation de l’environnement, des droits du travail, des droits de l’homme, de la défense, la corruption ou encore les délits financiers.

Investissement dans le secteur de la défense

Pour identifier les entreprises controversées, l’ONG Faire Fonds a notamment utilisé plusieurs sources de données, dont la liste d’exclusion provenant du fonds souverain norvégien, mais aussi celles du Climate Action 100+, du Corporate Human Rights Benchmark, du Plastic Waste Makers Index ou encore du Global Coal Exit et Arms Exit List. A ce sujet, l’étude précise également que plus de 40% des fonds durables analysés sont investis dans des entreprises du secteur de la défense. En ce qui concerne les ETF durables, ce chiffre monte même à 70%. Pourtant, comme tient à le préciser Thomas Küchenmeister, le responsable de Faire Fonds, malgré la guerre en Ukraine, les industries de la défense n’ont jamais, sous aucun scénario, fait partie d’un portefeuille financier d’investissement durable.

RF 2 juin
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