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Déclaration des revenus : à quels réductions et crédits d'impôts les particuliers ont-ils le droit ?

Depuis le 8 avril, les déclarations de revenus sont de nouveau ouvertes. Pas de grosse révolution à noter cette année. Toutefois, il existe de multiples moyens de réduire ou d’échapper à une partie de l’impôt à travers des réductions ou des crédits d’impôts.

Depuis le 8 avril, les déclarations de revenus sont de nouveau ouvertes. Pas de grosse révolution à noter cette année. Toutefois, il existe de multiples moyens de réduire ou d’échapper à une partie de l’impôt à travers des réductions ou des crédits d’impôts. Julie Everaer, formatrice en gestion et création de patrimoine chez Quintésens, nous indique quels leviers utiles et pratiques activer pour réduire son impôt.

Les réductions d’impôt

En fonction des situations de chacun, le revenu net imposable peut être sujet à une réduction. «Chaque année nous recevons de nombreuses questions quant au caractère déductible de l’impôt de certaines dépenses des ménages. De nombreux fantasmes existent. Il y a pourtant des moyens très simples de réduire son impôt sur des dépenses de la vie courante.», souligne Julie Everaer.

  • Les dons
    Ils se divisent en deux catégories: les dons aux associations qui aident les personnes en difficulté et les dons à destination des structures reconnues d’intérêt général. Dans le cas des dons de la première catégorie, le contribuable peut réduire son impôt à hauteur de 75% des dons dans la limite de 1000€ pour 2020 (554€ en temps normal) ou de 66% pour les dons dont le total ne dépasse pas 20% du revenu imposable. Pour la seconde catégorie de dons, l’impôt peut être à hauteur des deux tiers des dons effectués limités à 20% du revenu imposable. «Il faudra bien sûr justifier de ces dons grâce aux différents reçus fiscaux que vous délivrent ces structures. Aussi, attention à ne pas confondre les dons et les donations qui interviennent, elles, dans une logique de succession et sont soumises à un barème spécifique.», ajoute Julie Everaer.
  • Les enfants à charge
    Qu’ils soient au collège, lycée ou en études supérieures, les enfants à charge ouvrent le droit à une réduction d’impôts forfaitaire. Elle n’est toutefois pas la même selon le niveau. Ce forfait est de 61€ pour chaque enfant de niveau collège, 153€ pour chaque lycéen et de 183€ pour chaque enfant au-delà du Bac. «Cette réduction peut également être appliquée et partagée en garde alternée.», précise Julie Everaer.
  • Les dépenses d’accueil dans un établissement pour des personnes dépendantes
    Si le contribuable est résident d’un EHPAD ou d’une maison de retraite, il peut bénéficier au titre des frais de logement et alimentaires d’une réduction à hauteur de 25% des dépenses limitées à 10 000€ par personne hébergée.
  • Les investissements locatifs
    De nombreux dispositifs fiscaux existants donnent le droit à des crédits d’impôts. Le montant et les modalités changent évidemment en fonction du dispositif choisi:
    • Pinel
    • Denormandie
    • Censi Bouvard

«Dans le cas de ces dispositifs, la date de l’acte notarié fait foi pour la déclaration du montant investi. Vous aurez par la suite à reporter les montants des réductions annuelles.», indique Julie Everaer.

A savoir: Si le montant de la réduction d’impôts est supérieur au montant de l’impôt, il ne donne pas droit à un remboursement.

Les crédits d’impôt

De nombreux dispositifs fiscaux se basent sur des crédits d’impôts. Ils peuvent concerner des frais liés à la garde d’enfants, le service à la personne.

Là encore, on indique parmi les plus courants:

  • Les frais de garde des enfants de moins de 6 ans
    La garde d’un enfant confiée à une assistante maternelle ou un établissement agréé ouvre le droit à une baisse d’impôt à hauteur de 50% de la dépense dans la limite de 1150€ par an et par enfant. La dépense globale est plafonnée à 2300€ par an. «Attention à déduire de cette dépense les frais de cantine et d’alimentation qui ne sont pas éligibles à ce crédit d’impôt.», précise Julie Everaer.
  • Les emplois à domicile
    Les dépenses liées à l’emploi d’une personne pour des aides ou des services à la personne ouvrent également le droit à un crédit d’impôt quelle que soit la situation de la personne bénéficiaire (retraité, sans emploi, salarié, etc.). Ces prestations de service doivent être effectuées au sein des résidences principales ou secondaires. Là encore, 50% de la dépense peut être déduite de l’impôt. «Le plafond des dépenses est fixé à 12 000€ sauf la première année où le plafond est de 15 000€.», ajoute Julie Everaer.

A savoir: Contrairement aux réductions d’impôts, les crédits d’impôts peuvent donner lieu à un remboursement si le montant des crédits auquel le particulier a le droit est supérieur au montant de ses impôts.

Les déductions d’impôt

La déduction fiscale permet quant à elle de diminuer votre pression fiscale, en soustrayant les sommes concernées du revenu avant le calcul de l’impôt.

Parmi les plus répandus:

  • Les pensions alimentaires versées à l’ex-conjoint, aux enfants ou aux ascendants.
  • Les versements volontaires sur un PER (Plan d’Epargne retraite) qui sont déductibles du revenu imposable, avec un plafond à respecter.
  • Les frais liés au télétravail
    Tous les contribuables bénéficient par défaut d’une déduction du revenu imposable. Le contribuable peut toutefois décider de passer aux frais réels si ça devient plus avantageux pour lui. «Dans le cas où le salarié reçoit une allocation forfaitaire de la part de son employeur pour le télétravail, Bercy a prévu une exonération de 2,5€ par jour télétravaillé, soit 550€ sur l’année. Également, toutes dépenses qui peuvent être partagées avec votre emploi (ordinateur, chaise de bureau, chauffage, loyer) peuvent être déduites à 50%.», rappelle Julie Everaer. L’URSSAF a récemment communiqué sur l’ensemble des dépenses éligibles.
Next Finance 22 avril
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