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Baisse du pouvoir d'achat immobilier quasi-généralisée

Au cours de ces derniers mois, dans un contexte totalement hors du commun, le secteur de l’immobilier a dû subir un coup de frein brutal. L’impact pour les acquéreurs et leur pouvoir d’achat se fait sentir. Alors que l’année 2019, etait l’année la plus dynamique jamais observée, les 6 premiers mois de 2020 ne laissent pas présager un bilan aussi positif.

Meilleurtaux.com fait le point en dévoilant son bilan du pouvoir d’achat immobilier dans les 20 plus grandes villes de France entre janvier et juin 2020 mais également l’évolution observée sur un an, entre juin 2019 et juin 2020.

Un pouvoir d’achat immobilier en baisse presque partout

«En moyenne, la baisse du pouvoir d’achat immobilier sur les 6 derniers mois est de 3m² pour l’ensemble des 20 plus grandes villes de France. Et si on compare juin 2020 à juin de 2019, la perte en moyenne est de 5m²», explique Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com. Ainsi, sur les 6 derniers mois, aucune ville ne gagne de M², il n y’a que Nîmes et Reims que se maintiennent sans perte ni gain. Et si on regarde à l’année, en comparant juin 2019 à juin 2020, les 20 plus grandes villes françaises enregistrent toutes des baisses de pouvoir d’achat à l’exception de Nîmes qui enregistre un gain de 8m2. Enfin, pour ce premier semestre 2020, les plus gros perdants sont: Saint-Etienne, Le Mans, Angers et Toulon avec respectivement des pertes de 8m², 6m² et 5m².

Une association hausse des taux et quelques fois hausse des prix

Les villes qui enregistrent les plus fortes baisses de pouvoir d’achat immobilier sont souvent celles qui cumulent hausses de taux (valables partout en France), mais également hausse de prix, notamment celles qui sont souvent les moins couteuses. «C’est le cas des grandes perdantes qui bénéficiaient de prix très bas et c’est d’ailleurs encore le cas, mais qui subissent un léger renchérissement, ce qu’on appelle couramment un rattrapage sur les prix» explique Maël Bernier «En effet, plus les prix de base sont bas, plus leur évolution à la hausse à de l’impact.» ajoute-t-elle. Elles gardent néanmoins des surfaces d’achat très élevées, c’est notamment le cas de Saint-Etienne et Le Mans. A contrario, Paris qui était très déjà élevée en termes de prix ne subit presque aucun changement de sa capacité en m², «en résumé, pas pire mais pas mieux non plus.» Résume Maël Bernier.

Peu de bouleversements dans le classement

En 6 mois, peu de changements dans le classement, notons cependant la baisse notable de la ville du Havre qui perd 3m² sur 6 mois mais 12m² sur un an (avec 101m² pour 113m² pour la même mensualité de 1000€), cédant ainsi sa place à Nîmes. Par ailleurs, Lyon qui fait partie des villes dont les prix ont assez nettement augmenté depuis 12 mois, et qui était ex-aequo avec Bordeaux il y a un an avec 47m² finançables, passe avant dernière du classement avec 41m² en juin 2020 tandis que la capitale girondine dont les prix sont en passe de stabilisation affiche 45m².

Conclusion

La hausse de taux observée dans les premiers mois de l’année 2020 a globalement mis à mal le pouvoir d’achat immobilier des ménages français dans les grandes villes à de très rares exceptions. «Le prochain semestre sera très instructif car il pourrait associer cette fois stabilisation des taux et peut-être ici ou là baisses des prix et ainsi redonner quelques m² aux Français, mais encore faut-il qu’ils accèdent au crédit...» Conclut Maël Bernier.

Next Finance 2 juillet
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