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Actions européennes : les secteurs défensifs ont surperformé le marché

Les marchés européens ont poursuivi la reprise entamée fin octobre, le Stoxx Europe 600 terminant l’année juste en dessous de son record historique. Les chiffres de l’inflation, qui continuent de refléter une détente sur le front des prix, ont convaincu les investisseurs que les banques centrales pourraient commencer à réduire leurs taux directeurs en 2024...

Les marchés européens ont poursuivi la reprise entamée fin octobre, le Stoxx Europe 600 terminant l’année juste en dessous de son record historique. Les chiffres de l’inflation, qui continuent de refléter une détente sur le front des prix, ont convaincu les investisseurs que les banques centrales pourraient commencer à réduire leurs taux directeurs en 2024. La croissance économique continue de ralentir, même si elle s’avère plus résistante qu’anticipé.

Dans le même temps, les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine se prolongent, mais n’ont pas eu d’impact significatif sur le sentiment de marché.

En termes de performance, les petites capitalisations ont surperformé le marché, tout en étant sévèrement pénalisées par l’augmentation des taux d’intérêt au cours des derniers mois.

D’un point de vue sectoriel, les secteurs défensifs ont surperformé au cours de la même période. La santé a enregistré les meilleures performances, suivie par les services aux collectivités qui ont bénéficié des perspectives de baisse des taux. Le secteur de la consommation courante s’est également bien comporté.

Parmi les secteurs cycliques, les services financiers et les matériaux se sont distingués, tandis que la consommation discrétionnaire est restée à la traîne.

Enfin, les technologies de l’information ont terminé l’année par une performance mensuelle négative, mais demeurent le secteur le plus performant sur l’ensemble de l’année.

Prévisions de bénéfices et valorisations pour 2024

À l’approche d’une nouvelle saison des résultats, les analystes ont nettement revu à la baisse leurs prévisions de croissance des bénéfices. En conséquence, les bénéfices attendus en Europe sont désormais plus conformes à notre scénario macroéconomique. Le consensus table ainsi sur une croissance des bénéfices proche de 5% en 2024. Cette progression devrait reposer principalement sur les secteurs des matériaux, de la santé et de l’industrie. Compte tenu de ces anticipations, les marchés boursiers européens semblent plutôt attrayants. De fait, le ratio cours-bénéfices à 12 mois se situe toujours à 13, dans le bas de sa fourchette historique.

Note améliorée pour le secteur de la santé

Compte tenu du solide rally de fin d’année et de la détérioration de l’activité économique, nous avons notablement modifié l’allocation sectorielle en relevant notre degré de conviction dans le secteur de la santé de +1 à +2. Ce secteur offre un couple rendement/risque intéressant en Europe, grâce à des valorisations raisonnables et à une grande visibilité sur la croissance des flux de trésorerie et des bénéfices. Nous identifions des opportunités parmi les grands groupes pharmaceutiques et biotechnologiques, mais aussi dans les équipements de santé. Ce segment a été confronté à un déstockage au cours de l’année écoulée, qui touche maintenant à sa fin. Il recèle dès lors un potentiel de hausse important.

Dans le même temps, nous restons convaincus que la prudence s’impose, comme en témoignent les récents changements et notre position neutre envers les secteurs de la consommation discrétionnaire et des services financiers, ainsi que notre préférence pour les secteurs défensifs tels que la santé et la consommation courante.

Doutes vis-à-vis du rally des petites capitalisations

En fin d’année, les petites capitalisations européennes ont enregistré un rebond impressionnant. Faut-il tenter d’accompagner ce mouvement? À ce jour, nous sommes convaincus qu’il est trop tôt pour affirmer une forte conviction sur les petites capitalisations européennes. De fait, après le solide rebond technique observé, les valorisations sont devenues moins attrayantes. La dynamique des bénéfices devra donc s’améliorer avant que cette reprise soit confirmée. En outre, la Banque centrale européenne n’a pas encore atteint le point d’inflexion qui ouvrirait la porte à de futures baisses des taux directeurs. En revanche, une correction significative pourrait, dans les prochains mois, créer un point d’entrée attrayant pour les petites capitalisations européennes de qualité.

Geoffroy Goenen 23 janvier
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