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Acheter avec un CDI à 2 000€, sans épargne, devient insuffisant !

Depuis le déconfinement, le marché a retrouvé des couleurs mais un constat s’impose, il est de plus en plus compliqué pour les primo-accédants d’obtenir un financement. Les taux restent bas mais les conditions se durcissent drastiquement.

Selon l’analyse d’Arnaud Guilleux, président fondateur du courtier en ligne monemprunt.com, il est impératif de réinstaurer de la confiance entre les particuliers et les banques.

Réinstaurer de la confiance entre les particuliers et les banques, un impératif!

Les écarts de taux se renforcent et cette tendance vers une sécurité renforcée des échanges ne date pas d’hier. Depuis janvier 2020, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a resserré les conditions d’emprunt des banques limitant la durée à vingt-cinq ans maximum et imposant un taux d’endettement inférieur à 33%. En clair, même si une personne est en CDI confirmé avec un revenu de 2 000 euros mensuel net avant impôt, elle ne pourra pas rembourser plus de 666 euros par mois. Or dans de nombreuses villes, dont la capitale, il est aujourd’hui impossible de se loger à ce prix.

Nous faisons face à des situations absurdes, les taux de refus de crédits ont doublé en un an. Les dossiers qui pouvaient passer sans souci il y a encore quelques mois se retrouvent coincés et la situation risque de durer. Cette règle de l’endettement maximum impacte également fortement le montant du projet immobilier. Concrètement pour un couple qui gagne 5 000€ par mois, si nous passons le dossier de 38% à 33% d’endettement, il faudra réduire les mensualités de crédit de 250€ par mois, soit sur 25 ans un budget de 50 000€ en moins sur le projet immobilier.

Dans ce contexte de crises sanitaire et économique, il nous faut plus que jamais réinstaurer de la confiance entre les particuliers et les banques. C’est dans cet objectif que Monemprunt.com propose gratuitement aux particuliers, depuis le confinement, la remise d’une attestation de capacité d’emprunt. Le rôle du courtier n’a jamais été aussi important pour défendre les emprunteurs. Nous travaillons activement à sécuriser les opérations des futurs propriétaires avant le grand saut!

Un marché qui se contracte malgré des taux qui restent bas

Le mois de septembre 2020 n’a pas marqué le tournant historique tant attendu par les acheteurs sur le marché de l’immobilier. La baisse des prix n’est pas encore d’actualité bien que certains stagnent dans les grandes villes telles que Lille, Lyon ou Toulouse. Globalement, l’offre reste nettement plus faible que la demande, permettant aux vendeurs d’imposer leurs conditions sans négocier. On remarquera qu’il est 5,4% plus cher d’acheter aujourd’hui qu’il y a un an à la même période.

Concernant le profil des heureux élus, le constat est sans appel et sans surprise: les dossiers acceptés sont ceux des profils les plus aisés, souvent à la recherche d’une pièce en plus ou d’une maison avec un jardin. L’attrait de la périphérie serait, selon le baromètre de Se Loger, particulièrement soutenu pour les villes de Bordeaux, Rouen, Strasbourg et Toulouse. Monemprunt.com a ainsi enregistré une hausse des demandes de prêt pour des logements hors des métropoles de plus de 20%! En parallèle, les dossiers de financement des primo-accédants et des emprunteurs les plus modestes sont décortiqués scrupuleusement par les banques. Ces dernières recherchent un signe de solidité financière à travers de l’apport ou une enveloppe d’épargne. De quoi limiter un peu plus l’accès à la propriété.

Arnaud Guilleux 1er octobre
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