Cette semaine pouvait marquer un certain soulagement pour bon nombre de gérants, inquiets en fin de semaine passée de l'accès de volatilité généralisé à toutes les classes d'actifs, qui s'est finalement calmé en quelques jours, voire quelques heures, sans que les banques centrales ne doivent intervenir outre-mesure.
Anxiété est un mot bien faible pour décrire la panique qui s'est emparée des marchés obligataires internationaux la semaine dernière. L'élément déclencheur a apparemment été le mauvais résultat des adjudications des bons du Trésor américain à 7 ans : les investisseurs se sont vus octroyer un taux de 1,195% alors que l'UST 7 ans se négociait à 1,15%...
40% des Yankee bonds émis proviennent d'Europe sur les 5 dernières années ;
La France est le 3ème plus gros émetteur d'Europe, et le 6ème à l'échelle mondiale
Alors que la stratégie d'obligations sociales de Columbia Threadneedle atteint le cap des 1 milliard de dollars, Simon Bond examine le volume de la dette nouvellement émise par les supranationales et les agences gouvernementales, parmi les principaux émetteurs d'obligations en réponse à la pandémie de Covid-19 en 2020.
Cette semaine pourrait marquer une première bascule sur les marchés financiers pour cette année 2021 avec un phénomène que l'on avait déjà observé en 2016-2018 ou 2020 : d'une part les actifs risqués montrent une certaine faiblesse, avec une volatilité croissante et des baisses modérées sur les actifs risqués, qu'il s'agisse des actions ou des indices High Yield...