Henrik Stille, gérant des portefeuilles Nordea 1 – European Covered Bond, Nordea 1 – Low Duration European Covered Bond et Nordea 1 – European Covered Bond Opportunities, analyse le comportement du marché des obligations sécurisées (covered bonds) dans l'environnement économique et financier actuel.
L'objectif de ce nouveau fonds est de bénéficier du potentiel de performance attractif offert par les émetteurs de pays dits « frontières », lié à des primes de risque qui surestiment la probabilité de défauts et sous-estiment les valeurs de recouvrement.
Au niveau global, les marchés intègrent désormais une anticipation de taux de défaut de 9,4% par an pendant 5 ans sur le segment high yield. Un tel niveau n'a pourtant été observé qu'une seule fois au cours des dernières années : 9,3% des emprunteurs avaient fait défaut en 2009 sur ce segment de marché risqué.
Alors que les Etats et les banques centrales interviennent massivement depuis plusieurs semaines pour soutenir des économies frappées de plein fouet par la pandémie, le risque de faillite s'accroît avec la durée des mesures de confinement.
Les spreads intègrent désormais un risque de défaut ou de dégradation de la notation sensiblement plus élevé (« fallen angels ») et reflètent une prime de liquidité exceptionnellement élevée. Historiquement, lorsque les spreads ont atteint de tels niveaux de crise, les perspectives de performance totale se sont révélées positives.