Depuis plusieurs jours, l'attention des marchés se concentre sur le détroit d'Ormuz, l'un des
points de passage les plus sensibles de l'économie mondiale. Situé entre l'Iran et les pays
du Golfe, ce corridor maritime concentre une part essentielle des flux énergétiques mais
aussi une partie croissante des matières premières industrielles et agricoles.
Depuis le début de l'intervention militaire en Iran, l'or est plutôt sur la défensive ce qui peut sembler paradoxal alors que l'actif est classiquement utilisé comme valeur refuge.
Fitch Ratings a relevé son hypothèse de prix du Brent pour 2026 à 70 USD/baril, contre 63 USD/baril auparavant, en raison de la fermeture effective du détroit d'Ormuz, que nous supposons temporaire, suite au déclenchement du conflit en Iran.
Le pétrole occupait autrefois une place centrale dans la plupart des grandes craintes macroéconomiques. En 1979, la révolution iranienne a contribué à faire monter les prix du brut, comprimant la croissance, alimentant l'inflation et aggravant les déséquilibres commerciaux. Alors que la dernière crise au Moyen-Orient évolue, il est utile de se rappeler pourquoi ce monde-là s'est estompé.
Après le Covid, la guerre en Ukraine, les droits de douane et différentes foucades de
Donald Trump, l'économie mondiale doit faire face à une guerre entre les États-Unis,
Israël et l'Iran depuis le 28 février 2026, guerre qui menace d'embraser l'ensemble du
Proche-Orient.