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Victoire ou défaite ?

Angela Merkel ne sera pas la seule à s’attaquer à une tâche ardue ces prochaines semaines. C’est en effet dans ce contexte fragilisé que le président français devra présenter le détail de ses propositions sur la relance de l’Europe et de la zone Euro...

Bien sûr, avec près du tiers des suffrages exprimés à son actif, le bloc conservateur CDU/CSU est pour ainsi dire certain de conserver pour la 4ème fois de rang la tête de l’Allemagne. Là où le bât blesse, c’est que la tendance est clairement à un résultat final qui s’annonce comme le pire du parti depuis l’après-guerre. Entre cette élection et la précédente, la chancelière aura donc abandonné près d’un million de voix en route au profit d’un parti d’extrême droite...

Angela Merkel aurait pu se contenter de cette victoire en demi-teinte si son partenaire actuel au gouvernement (le SPD de Martin Schulz) n’avait pas acté la fin de la grande coalition. Outre-rhin, les pronostics penchent désormais vers une association inédite entre la CDU/CSU, le FDP et les verts... Affaibli, le parti de la chancelière s’apprête donc à vivre des négociations probablement longues et assurément compliquées compte tenu des divergences affichées entre ces deux différents partis. Il parait en effet difficile d’arriver à un consensus entre les libéraux du FDP et les verts. Les négociations autour de la formation du gouvernement pourraient même s’étirer sur plusieurs mois.

Pendant ce temps, et dans la lignée de nombre d’élections récentes en occident, les partis populistes sortent grandis du scrutin. A la faveur d’un score de 13.5%, le parti d’extrême droite AFD est ainsi perçu comme le grand vainqueur de l’élection, et fera pour la première fois son entrée au parlement. «Last but not least», l’Europe ne sort évidemment pas renforcée d’un tel scrutin. Les libéraux allemands défendent ainsi une ligne orthodoxe (suppression du MES) et s’opposent également au projet de budget de la zone Euro à tendance keynésienne proposé par l’Elysée. Angela Merkel ne sera pas la seule à s’attaquer à une tâche ardue ces prochaines semaines. C’est en effet dans ce contexte fragilisé que le président français devra présenter le détail de ses propositions sur la relance de l’Europe et de la zone Euro...

François Jubin 2 octobre
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