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Seulement quelques hausses de taux en mars, mais trois fois plus de demandes de crédits que début 2016

Au mois de mars, seules quelques banques ont remonté leurs taux de crédit immobilier mais de façon limitée (0,10% en moyenne). La plupart des banques n’ont pas modifié leurs barèmes avec la volonté de continuer à proposer des taux attractifs afin de capter les nombreux clients à l’acquisition ou à la renégociation.

Ainsi Vous financer, courtier en crédit immobilier, enregistre actuellement trois fois plus de demandes qu’il y a un an. Cette dynamique devrait ainsi se poursuivre au moins jusqu’à l’élection présidentielle, période clé de l’année au-delà de laquelle beaucoup d’incertitudes demeurent.

Peu de mouvements sur les taux en mars

En mars, si la plupart des banques n’ont pas modifié leurs grilles de taux, une petite dizaine d’établissements affichent des hausses de 0,10% en moyenne avec des écarts pouvant varier de 0,05% à 0,20 selon les durées afin de rester attractives sur les prêts de moins de 20 ans. «Les hausses de taux restent finalement contenues, d’autant que certaines banques avaient baissé leurs taux en février et les ont maintenus au même niveau en mars. En outre, les banques sont toujours prêtes à pratiquer des réductions de taux pouvant aller jusqu’à 0,50% pour certaines afin de capter les meilleurs profils. Ainsi, la majorité des crédits accordés actuellement le sont toujours à des taux négociés, inférieurs à ceux affichés dans les grilles» précise Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer.

En mars on peut emprunter en moyenne à 1,45% sur 15 ans, 1,65% sur 20 ans et 1,85% sur 25 ans, mais au mieux Vousfinancer a réussi à obtenir pour certains dossiers 0,95% sur 15 ans, 1,05% sur 20 ans et 1,25% sur 25 ans!

Des volumes de demandes de prêts trois fois plus élevés que début 2016

Alors qu’on craignait que la remontée des taux ne risque de bloquer le marché, l’annonce de la fin de la baisse a, au contraire, entrainé un sursaut de demandes fin 2016, poussant les attentistes à passer à l’acte afin de profiter des taux bas et les retardataires à enfin renégocier leurs crédits. Ainsi en janvier 2017, le nombre de demandes de crédit a été cinq fois plus élevé qu’en 2016, et en février, il est encore trois fois plus important qu’il y a un an, avec seulement 15% de demandes de renégociation de prêt, contre 20% début 2016 et jusqu’à 25% à l’automne 2016. «La demande reste actuellement très dynamique, surtout si on la compare à celle du début de l’année 2016, qui avait été impactée par les attentats de novembre 2015 et le marché marqué par un véritable coup de frein en raison d’un climat morose n’encourageant pas l’investissement ou les projets à long terme. Aujourd’hui malgré la légère remontée des taux, l’envie d’acheter pour se loger ou pour investir est totalement revenue et tous les voyants sont au vert, soutenant la demande et le dynamisme du marché immobilier» analyse Jérôme Robin, président de Vousfinancer.

Un marché très dynamique et qui devrait le rester… au moins jusqu’à l’élection présidentielle….

Après une année record en 2016, le marché immobilier reste donc très dynamique en ce premier trimestre, toujours porté par le niveau des taux de crédit. En outre, le taux de l’OAT 10 ans, taux d’emprunt d’état qui sert de référence aux banques pour fixer leurs taux de crédit, est même repassé sous les 1% début mars, mais des tensions pourraient à nouveau apparaître à l’approche de l’élection présidentielle et à l’annonce du résultat…«Les récents évènements politiques, plus de deux mois avant l’élection, ont impacté les marchés financiers, faisant par exemple remonter temporairement les taux d’emprunt d’Etat français… En outre l’annonce de potentielles mesures dans le logement par le nouveau président - même si à ce jour rien ne semble le laisser croire - pourrait entrainer au deuxième semestre l’attentisme tant redouté cette année… Il reste donc des incertitudes sur la poursuite de la dynamique enclenchée il y a quelques mois…» conclut Jérôme Robin, président de Vousfinancer.

Dans ce contexte marqué par un manque de visibilité, les banques ont la volonté de réaliser une bonne partie de leurs objectifs sur la première partie de l’année particulièrement active et devraient donc continuer à proposer des taux attractifs dans les prochaines semaines…

Next Finance 7 mars
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