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Selon Amundi, l'investissement factoriel peut aussi s'appliquer au Crédit investment grade

Amundi démontre à travers sa recherche que l’investissement factoriel prend également tout son sens dans l’univers des obligations émises par les entreprises de bonne qualité. Les équipes de sa plateforme de gestion obligataire et de sa recherche quantitative ont en effet démontré que le comportement du marché des obligations Corporate Investment Grade (IG) pouvait s’expliquer...

Amundi démontre à travers sa recherche que l’investissement factoriel prend également tout son sens dans l’univers des obligations émises par les entreprises de bonne qualité. Les équipes de sa plateforme de gestion obligataire et de sa recherche quantitative ont en effet démontré que le comportement du marché des obligations Corporate Investment Grade (IG) pouvait s’expliquer, depuis la crise financière de 2008 et dans le cas des émissions en Euro, par différents facteurs de risque durables dans le temps: les facteurs traditionnels (la duration, la sensibilité pondérée par le spread et le risque de liquidité) et les facteurs de risque alternatifs tels que le Value et le Momentum.

Si l’investissement factoriel est une approche désormais courante dans l’univers des actions, elle n’est encore qu’à ses débuts dans l’univers obligataires. Amundi démontre dans une étude réalisée sur la période de 2003 à 2018 que le comportement du marché des obligations Corporate IG s’expliquait mieux par des facteurs de risque que par le traditionnel Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers (MEDAF). Plus précisément, ce sont les facteurs traditionnels (la duration, la sensibilité pondérée par le spread et le risque de liquidité) qui expliquent, selon cette étude, le mieux le marché des obligations Corporate IG libellées en Euro entre 2003 et 2008. Et depuis 2009, c’est-à-dire après la grande crise financière de 2008, il faut ajouter à ces facteurs traditionnels des facteurs dits alternatifs que sont le Value et le Momentum pour disposer d’une grille de lecture encore plus pertinente. Le premier - le Value - est un facteur qui conduit à identifier la cherté relative des titres les uns par rapport aux autres, indépendamment des autres facteurs explicatifs tels que par exemple le secteur, le risque géographique ou la duration. Le second – le Momentum - consiste à suivre des titres qui ont eu tendance à surperformer dans le passé récent, ajustés de leur duration.

Les auteurs de l’étude en concluent qu’en laissant de côté ces facteurs alternatifs un investisseur prend le risque de ne pas capter certaines composantes de rendement potentiel du marché obligataire Corporate IG. Aussi, recommandent-ils de construire un portefeuille multifactoriel intégrant à la fois les facteurs traditionnels et les facteurs Value et Momentum qui seront gérés de façon active. Une telle approche doit permettre d’avoir un portefeuille, dont la performance pourrait être plus modérée en période de forte hausse des marchés mais qui résistera mieux en période de forte baisse des marchés, qu’un portefeuille géré de façon plus traditionnelle.

Jean-Marie Dumas, Responsable des Solutions Obligataires précise: «Nous avons réussi à quantifier le comportement de nos facteurs alternatifs dans la gestion crédit mais aussi à les positionner dans un cadre multi-factoriel par rapport aux facteurs traditionnels.»

Pascal Blanqué, Directeur des Gestions Groupe ajoute: «Notre recherche confirme que la gestion factorielle crédit est un volet entier de la gestion obligataire que nous nous devons d’explorer.»

Next Finance 14 mars
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