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Selon AllianzGI, le marché du crédit européen offre des opportunités à condition d'être sélectif et réactif

Dans un contexte de resserrement progressif des politiques monétaires, et malgré l’arrêt prochain du programme de quantitative easing de la Banque centrale européenne, Allianz Global Investors (AllianzGI) se montre positif sur la situation actuelle du marché européen du crédit.

Compte tenu de la correction depuis le début de l’année, selon AllianzGI, le risque est désormais bien rémunéré. Le crédit européen recèle des opportunités, pour peu que l’on soit un gérant actif, capable d’être sélectif et réactif. «Dans un tel environnement, les périodes de volatilité seront des occasions d’accroître notre exposition en tirant parti des points d’entrée les plus attrayants», déclare Vincent Marioni, directeur Europe des investissements Crédit d’AllianzGI.

De fait, un certain nombre de paramètres sont au beau fixe: la croissance, même revue légèrement à la baisse, devrait rester soutenue sur les principaux continents; le niveau d’endettement des émetteurs européens s’est stabilisé à un niveau raisonnable; les taux de défaut restent particulièrement bas (2,20% en Europe sur un an glissant pour le High Yield Europe, selon Moody’s) et la liquidité des entreprises est bonne.

Cet environnement favorable n’est toutefois pas exempt de risques, comme celui de la dette publique italienne, du Brexit ou de la situation économique de certains pays émergents. Ces risques soumettent les marchés à des pics de volatilité, même si celle-ci reste globalement basse.

«Au vu des indices de volatilité, proches des plus bas historiques, les investisseurs ne semblent pas inquiets outre-mesure. A un horizon de 12 mois, on peut considérer que le marché est solide. Davantage du côté des titres High Yield que sur le segment Investment Grade, les premiers étant par définition moins sensibles à la hausse des taux que les seconds», assure Vincent Marioni, directeur Europe des investissements crédit d’AllianzGI.

Plusieurs facteurs techniques mettent à l’honneur les obligations High Yield. A commencer par la réduction de l’offre dans cette catégorie, à la faveur de l’amélioration de la qualité de crédit des entreprises.

Cette tendance devrait soutenir le marché. De plus, le marché est à son prix. Enfin, ces obligations profitent d’un regain d’intérêt des investisseurs asiatiques, très exposés aux actifs en dollars, et soucieux de diversifier leurs positions en euros.

Reste le cas spécifique italien. Malgré l’Union bancaire, le lien entre le souverain et le secteur bancaire reste plus fort que jamais. Selon des données de l’EBA retraitées par AllianzGI, les banques italiennes sont particulièrement exposées à la dette souveraine. Il faut toutefois noter leurs efforts pour réduire, plus ou moins drastiquement, leur exposition aux créances douteuses; des efforts visibles pour la grande majorité des acteurs. «En raison du lien avec le souverain, le secteur reste sous pression et nous maintenons une allocation prudente. Mais l’amélioration des fondamentaux pourrait fournir des points d’entrée une fois la question budgétaire résolue», soutient Simon Outin, analyste-gérant, spécialiste du secteur bancaire européen.

L’Italie constitue clairement le pays à scruter de près ces prochains jours compte tenu des récentes déclarations sur la gestion de sa dette publique et les répercussions sur ses taux d’intérêt.

L’équipe Crédit Europe dirigée par Vincent Marioni est composée de 9 gérants et 20 analystes. A fin août 2018, cette équipe gérait plus de 6 milliards d’euros d’actifs investis dans le Crédit européen, dont 1,8 milliard d’euros sur le segment High Yield.

Next Finance 11 octobre
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