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Retour aux fondamentaux

Si la problématique protectionniste n’a pas disparu (elle est même probablement là pour durer), l’heure est aux négociations entre les Etats-Unis, la Chine, l’Union européenne ainsi qu’avec le Mexique et le Canada concernant le NAFTA. Certaines nouvelles laissent espérer que des accords seront trouvés mais elles sont trop fragiles pour spéculer davantage.

ENCORE LOIN DU «DÉBUT DE LA FIN»

Cette accalmie sur les questions politiques et de commerce international a toutefois permis aux marchés de revenir aux fondamentaux et notamment à la publication des résultats des entreprises du premier trimestre. Aux Etats-Unis, si la saison de publications n’est pas encore achevée, les surprises positives concernant les profits comme les chiffres d’affaires sont particulièrement élevées. Les résultats sont plutôt de bonne facture dans les autres zones, mais plus classiques. Sur le plan économique, il y a indéniablement une modération de l’activité observée depuis le début de l’année, notamment en Europe, mais elle vient en contrepoint d’un quatrième trimestre très vigoureux. Il n’y a pas de signe avant-coureur de «début de fin de cycle» et ces récentes évolutions ressemblent davantage à des mini-cycles à l’intérieur du cycle.

La progression des bénéfices dans un contextte de sur-place des marchés d’actions a eu une incidence: la détente des valorisations, revenues à des niveaux plus normaux.

Convaincus que la poursuite du cycle économique conserve une bonne visibilité et que le risque d’escalade protectionniste demeure mesuré, nous maintenons notre surpondération en actions dans les portefeuilles en privilégiant la zone euro ainsi que le Japon.

LA BCE ASSOUPLIT SON DISCOURS

Les marchés des emprunts d’Etats ont été sous pression aux Etats-Unis, la remontée de l’inflation (le noyau dur de l’inflation «core PCE» rejoignant 2% en mars) ainsi que les dérapages fiscaux ont ainsi propulsé le taux 10 ans autour de 3%. La répercussion sur les marchés obligataires européens a été très modeste. Dans un contexte de ralentissement de la croissance, même jugé transitoire par la BCE, la banque centrale ne veut prendre aucun risque Nous restons sous-pondérés sur les marchés obligataires mais ne sommes pas particulièrement inquiets. Si les taux longs devraient continuer de monter un peu, les obligations américaines offrent désormais un rendement plus satisfaisant, limitant le risque de perte en capital dans la durée et un potentiel de diversification en cas de scénario adverse qui devient intéressant.

Après avoir été sous-pondérés, nous sommes désormais neutres. En revanche, nous restons sous-pondérés sur les emprunts d’Etats européens, leur rendement demeurant insuffisant et intégrant bien la récente prudence de la BCE.

Sur les marchés du crédit, où les fondamentaux des entreprises restent bons, nous demeurons neutres au regard de la cherté du marché mais considérons toujours que les dettes subordonnées financières seront en mesure de délivrer davantage de performance.

Le dollar a connu des mouvements erratiques depuis le début de l’année, déconnecté des fondamentaux traditionnels. Mais la normalisation de l’inflation américaine, couplée au ralentissement européen, a conduit à une nette réappréciation du dollar depuis deux semaines, ce qui marque aussi un retour aux fondamentaux. Nous restons exposés sur cette devise mais avec prudence.

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