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Quelques baisses de taux en octobre sur le fond de baisse de la demande et mesures moins favorables aux futurs acheteurs (PEL, PTZ, APL...)

En octobre, comme le mois précédent, une dizaine de banques ont à nouveau baissé leurs taux de crédit, pour capter des emprunteurs plus attentistes depuis le début de l’été…

En octobre, comme le mois précédent, une dizaine de banques ont à nouveau baissé leurs taux de crédit, pour capter des emprunteurs plus attentistes depuis le début de l’été… Peu habituées à un niveau de demande en baisse, et malgré l’atteinte de leurs objectifs, les banques ont toujours la volonté de maintenir une activité soutenue. D’autant que dans un contexte qui devrait être globalement moins favorable à l’achat en 2018 (recentrage du PTZ, moindre attrait du PEL, suppression des APL accession) les taux restent - et resteront - pour les banques un moyen efficace de capter les emprunteurs…

Une dizaine de banques baissent leurs taux en octobre de 0,10% en moyenne

En octobre, tout comme cela fut le cas en septembre, une petite dizaine banques, nationales et régionales, ont baissé leur taux, de 0,05% à 0,20%, notamment afin de capter des emprunteurs plus attentistes ces dernières semaines… «Depuis le début de l’été, on constate une légère baisse de la demande, y compris en septembre, mois traditionnellement très dynamique pour l’immobilier… Dans l’attente des mesures du gouvernement, les emprunteurs ont été assez attentistes mais la tendance devrait désormais s’inverser… C’est dans ce contexte et dans l’objectif de maintenir un niveau d’activité soutenue que plusieurs grandes banques ont baissé à nouveau leurs taux en octobre…» analyse Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.

En moyenne on peut emprunter actuellement à 1,45% sur 15 ans, 1,65% sur 20 ans, et 1,85% sur 25 ans.

Un léger infléchissement de la demande au 3ème trimestre 2017

Après un premier trimestre record et un 1er semestre globalement dynamique, depuis l’été, la demande de crédit est en légère baisse (-2 5% sur un an), en lien notamment avec la baisse des renégociations de prêts (seulement 6% des demandes en septembre contre 30% il y a un an), la période estivale plus calme et l’attentisme des emprunteurs qui attendaient d’avoir davantage de visibilité sur la politique fiscale et du logement du gouvernement. «Beaucoup de professionnels ont perçu cette légère baisse d’activité, surtout au regard du niveau exceptionnel d’activité constaté au premier trimestre. Les remontées de taux avaient boosté la demande, qui a finalement fléchi cet été, en lien avec un manque de visibilité. L’activité devrait désormais repartir, d’autant que les banques restent en forte conquête de clientèle malgré des objectifs de production déjà atteints. Mais les compteurs seront prochainement remis à zéro et les banques sur leurs objectifs 2018» analyse Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer. Dès début novembre, les crédits demandés ne seront débloqués que début janvier prochain et donc comptabilisés dans la production 2018.

Un contexte globalement moins favorable en 2018: PTZ, PEL, APL…

PTZ recentré en zones tendues dans le neuf, suppression des APL accession, suppression de la prime d’Etat de 1525 € et imposition des PEL ouverts à partir du 1er janvier 2018: les aides destinées aux futurs acheteurs se réduisent comme peau de chagrin. «Concernant le PEL, c’est un moyen de se constituer un apport en raison des versements réguliers imposés, ce qui est aujourd’hui un atout quand on veut devenir propriétaire, mais ils seront désormais imposé dès la première année, baissant la rémunération nette de l’épargne … Et si dans le contexte actuel de taux historiquement bas, un taux à 2,2% ne semble pas attractif, il faut rappeler que début 2016, les taux de crédit immobilier étaient justement aux alentours de 2,2% sur 15 ans! Pouvoir emprunter à ce niveau de taux pourrait donc devenir très avantageux en cas de remontée des taux... Mieux vaut donc ouvrir un PEL avant la fin de l’année car les nouveaux PEL seront davantage imposés et ne pourront plus bénéficier de la prime d’Etat de 1525 € maximum…» explique Sandrine Allonier.

En 2018 dans ce contexte d’incitations à l’achat plus limitées, le niveau des taux de crédit devrait être plus que jamais, un facteur essentiel pour le dynamisme du marché immobilier…

Next Finance 9 octobre
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