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Nantes : 90 000 m² placés en locaux d'activité - Un marché en manque d'offre neuve

Selon BNP Paribas Real Estate, le marché des locaux d’activité en régions a surperformé avec plus de deux millions de m² placés en 2016, soit un volume qui se situe au-delà de sa moyenne à 10 ans (1,9 millions de m²).

Après la bonne performance de 2015, le marché des locaux d’activité nantais, orienté à la baisse (-13% en un an) avec 90 000 m² placés, se situe dans le top 10 des marchés régionaux, juste devant Montpellier et Metz.

Ces chiffres concernent l’agglomération nantaise, au-delà des 24 communes que compte la métropole Nantaise, composée de cinq grands pôles:

  • Le secteur Nord, dédié aux activités artisanales et commerciales
  • Le secteur Ouest, dédié aux activités PME ET TPE
  • Le secteur Est où sont installées les industries consommatrices de foncier
  • Le secteur Sud, dédié aux activités aéroportuaires et agroalimentaires
  • Le centre de Nantes qui connaît depuis quelques années un recul des bâtiments d’activités, dû à une pression foncière au profit du tertiaire et de l’habitat.

«Les mouvements ont majoritairement concerné des bâtiments de seconde main. Cette tendance s’explique principalement par le manque d’offre neuve disponible», précise Christine Serra, Directrice Régionale Centre/Ouest de BNP Paribas Real Estate Transaction à Nantes.

En 2016, le marché nantais a été marqué par les transactions de petites et moyennes surfaces. La tranche entre 200 et 1 000 m² représente 78 opérations et 41% du volume total placé, soit un volume identique à celui de 2015. A noter, les transactions supérieures à 2 000 m², en retrait de 30% par rapport à 2015 en raison d’un manque d’offre, concernent notamment les utilisateurs acquéreurs. Ainsi, la demande exprimée est majoritairement orientée vers la location avec 61%, contre 39% pour la vente: une répartition semblable à celle de 2015. Parmi les transactions qui ont animé le marché, notons la prise à bail par Selecta de 620 m² sur le parc Activity à Sainte-Luce-sur-Loire dans un parc neuf ou encore l’acquisition par la société Soliso Technologie d’un bâtiment de second de main à Carquefou.

«Face à un volume de commercialisation de 90 000 m² et un niveau de livraisons du neuf qui reste encore très limité, le stock vacant a poursuivi la baisse amorcée l’an dernier, passant en dessous de 160 000 m² fin 2016, soit un peu moins de deux années de stocks. Nous sommes résolument sur un marché très équilibré», poursuit Christine Serra.

Le volume d’offre neuve représente seulement 16 000 m² et demeure en dessous de sa moyenne long terme, soit 22 900 m². Les surfaces de seconde main restent prédominantes représentant 90% du stock global. «En 2017, cette tendance devrait évoluer sur le marché du neuf, car le marché proposera des nouveaux villages d’entreprises», indique Christine Serra.

Les loyers sont globalement orientés à la hausse et notamment dans le neuf, en raison des livraisons de nouveaux produits de qualité. Ils s’établissent désormais à 74 €/m²/an. Les loyers de seconde main sont stables et cela depuis cinq ans, avec des valeurs qui varient en fonction de la situation et de l’état du bâtiment.

La valeur moyenne du prix de vente est de 562 €/m² pour le seconde de main et de 977 €/m² pour le neuf.

«Afin de retrouver un équilibre entre la location et la vente sur le marché des locaux d’activité, il est primordiale de mettre à disposition du foncier pour le développement de clés-en-mains et de villages d’entreprises dédiées aux utilisateurs, sur le segment inférieur à 1 000 m², exprimant une demande très significative à l’acquisition», conclut Christine Serra.

Next Finance 11 avril
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