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Les professionnels de la finance et du patrimoine anticipent les évolutions métiers

Transformer le choc réglementaire en valeur ajoutée métier. Tel était le thème des 6èmes Assises de la gestion de patrimoine et du conseil aux entreprises qui se tenaient à Paris. Organisé par la CNCEF avec ses associations affiliées, cet événement était précédé en matinée, des assemblées générales des 4 associations. Explications.

La CNCEF et ses associations affiliées (CNCIF pour les CGP, CNCIOB pour les IOBSP et CNCEIP consacrée aux professionnels de l’immobilier), organisaient la sixième édition des Assises de la gestion de patrimoine et du conseil aux entreprises le 14 mars dernier au pavillon Dauphine, à Paris.

Les professionnels de la finance et de la gestion de patrimoine ont répondu présents à cet événement désormais incontournable, constitué de rencontres, d’échanges, conférences et ateliers. L’actualité s’y prêtait d’autant mieux avec l’entrée en vigueur des directives PRIIP’S , MIF 2 et DDA ainsi qu’avec, le repositionnement règlementaire pour les CIF Haut de Bilan suite à la position prise par l’AMF.

Nouvelle stratégie

La matinée, consacrée aux assemblées générales des 4 associations, a permis d’évoquer un repositionnement stratégique de ces associations entre elles. En effet, 2 jours plus tôt l’assemblée générale de l’ACIFTE a décidé de se rapprocher de la CNCEF en vue de dédier l’ACIFTE spécifiquement aux activités du haut de bilan. Objectif visé: rassembler ces professionnels pour faire reconnaitre ce métier auprès des autres professionnels du conseil, des instances décisionnaires, des chefs d’entreprises. De son côté, la CNCIF se consacrera désormais aux Conseillers en Gestion de Patrimoine et aux Conseils aux Institutionnels. Enfin pour sa part la CNCIOB a, élargi son objet social pour lui permettre, d’accompagner également les courtiers en assurance

Imaginer et partager les solutions d’avenir

Comment avoir collectivement une vision d’avenir au service des clients particuliers et professionnels, en lien avec les fournisseurs? Les Assises qui se sont ouvertes l’après midi, sous la forme de trois ateliers successifs, ont très largement répondu aux bénéfices et interrogations que suscitent les évolutions réglementaires (PRIIP’S, MIF II et DDA,) des métiers du conseil, avec un objectif: «Transformer le choc de réglementation en valeur ajoutée métier et entrepreneuriale».

En effet, l’évolution des métiers et conditions d’exercice au sein de la planète finance soulève actuellement de nombreuses interrogations: Faut-il investir dans l’Intelligence Artificielle? Quels seront les effets de ces nouveaux textes sur les petits épargnants? Quelle incidence sur la rémunération des professionnels?

Pour y répondre 4 membres experts, membres de la CNCEF, ont apporté chacun leur éclairage, sous la forme de cas pratiques et d’analyses, donnant à voir les perspectives possibles.

CGP 3.0.

Dans un premier atelier, Stéphane Fantuz, Président de la CNCIF, détaillait la nécessité de hiérarchiser les priorités réglementaires. Evoquant l’avenir du «CGP 3.0», il a développé une approche basée sur 3 axes majeurs: La relation client, la distribution des produit et la mutation du CGP en chef d’entreprise. se former/ s’informer; se doter d’outils de simulation, de reporting, d’agrégation, juridiques, d’information clients; se rapprocher de confrères, d’un réseau pour atteindre la taille critique.

«L’expertise métier» était au cœur des deux ateliers suivant. Le premier animé par , Jean-Louis Gagnadre, administrateur de la CNCEF, a mis l’accent sur la démarche du conseil qui est délivré au client tout en insistant sur les limites de la compétence juridique appropriée du CGP et de l’intérêt de travailler en étroite collaboration avec les professionnels du droits.

Le second animé par Pierre-Yves Lagarde, administrateur de la CNCIF et commissaire général des Assises a livré des pistes pour développer les missions de conseil à haute valeur ajoutée auprès des dirigeants justifiant pleinement la facturation d’honoraires.

Enfin, Jean-Paul Raymond, Quantalys, membre de la CNCIF, revenait sur la mise en œuvre pratique des textes règlementaires au sein les cabinets par l’utilisation d’outil offrant un process normé pour la connaissance client, de simulateurs pour les allocations d’actifs à préconiser aux clients et une automatisation avancée pour le calcul des couts et charges ex ante et ex post.

En clôture, François Drouin, administrateur de la CNCEF a rappelé l’importance «d’anticiper le rôle des intermédiaires dans le fléchage de l’épargne vers l’économie productive» en comparant nos pratiques à celles de pays voisins pour montrer le chemin restant à parcourir.

Durant toute la journée, les Congressistes ont pu rencontrer les partenaires dans un espace dédié pour développer leur expertise «produit». Ils ont eux aussi contribué à la bonne réussite de ces 6èmes Assises par les conseils et solutions qu’ils ont pu apporter aux professionnels.

Next Finance 26 mars
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