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Les marchés actions devraient continuer à offrir un rendement attractif

Selon Eric Turjeman, Directeur des gestions Actions et Convertibles chez OFI Asset Management, avec la fin des révisions à la baisse des perspectives bénéficiaires des entreprises, les actions vont continuer à gagner en attractivité en 2017...

L’économie mondiale est entrée dans une phase de croissance plus faible qu’au cours des décennies précédentes. Les raisons en sont structurelles: croissance démographique mondiale en ralentissement, transformation digitale des modes de consommation qui poussent les prix à la baisse (suppression des intermédiaires…).

Il est désormais illusoire d’imaginer un rythme de croissance mondiale aux alentours de 5-6%. Les rendements obligataires qui sont tombés à des niveaux proches de zéro, voire en territoire négatif, ont également laissé penser à beaucoup d’investisseurs que nous étions proches d’une situation déflationniste.

Or, si ces pressions déflationnistes existent, nous ne sommes pas dans ce scénario.

Perspectives bénéficiaires

Pour la première fois en quatre ans, les entreprises ont cessé de réviser à la baisse leurs perspectives bénéficiaires. Dans une économie mondiale qui croît à plus de 3%, les entreprises européennes continuent de réaliser des bénéfices substantiels et de distribuer des dividendes pérennes. Ces dividendes, qui atteignent environ 3,5% en moyenne, sont à mettre en perspective avec le rendement proche de zéro des placements obligataires. Les marchés actions restent donc attractifs, d’autant que pour la première fois en quatre ans, les entre- prises ont cessé de réviser à la baisse leurs perspectives bénéficiaires. Les pressions déflationnistes structurelles restent également suffisamment fortes pour limiter l’envolée des taux obligataires, même si les banquiers centraux avaient commencé à prévenir, il y a plusieurs mois, que le frémissement de croissance finirait par entraîner une réduction progressive des politiques accommodantes.

En l’absence de remontée brutale des taux, le rendement des marchés actions va continuer de rester compétitif. Pour un investisseur qui ne souhaite pas se contenter de placements monétaires au rendement négatif, les marchés actions demeurent par conséquent plus que jamais incontournables.

Pourtant, beaucoup d’investisseurs n’y sont pas encore revenus: certains contraints pour des raisons réglementaires (Solvency 2, Bâle 3), d’autres parce qu’ils n’ont pas voulu croire au retournement durable des marchés. Ils paient aujourd’hui chèrement leur manque d’anticipation.

Eric Turjeman 13 février
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