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Les dividendes mondiaux à de nouveaux sommets

À l’échelle internationale, les dividendes ont atteint un nouveau record trimestriel au deuxième trimestre, à 447,5 milliards de dollars US selon l’Indice Janus Henderson Global Dividend. Les dividendes totaux ont augmenté de 5,4% en glissement annuel, ce qui correspond à une hausse sous-jacente de 7,2% une fois les taux de change, les dividendes extraordinaires et autres facteurs pris en compte...

À l’échelle internationale, les dividendes ont atteint un nouveau record trimestriel au deuxième trimestre, à 447,5 milliards de dollars US selon l’Indice Janus Henderson Global Dividend. Les dividendes totaux ont augmenté de 5,4% en glissement annuel, ce qui correspond à une hausse sous-jacente de 7,2% une fois les taux de change, les dividendes extraordinaires et autres facteurs pris en compte. Il s’agit là de la croissance la plus rapide depuis 2015 et de nouveaux records trimestriels ont été atteints aux États-Unis, au Japon, en Suisse, aux Pays-Bas, en Belgique, en Indonésie et en Corée du Sud.

Points clés

  • Les dividendes mondiaux ont atteint un nouveau record trimestriel au cours du 2ème trimestre, sur fond d’accélération de la croissance
  • Les distributions totales ont augmenté de 5,4% pour atteindre 447,5 milliards de dollars US
  • La hausse sous-jacente s’est montée à 7,2%, la progression la plus rapide depuis fin 2015, toutes les régions ayant enregistré une augmentation
  • Les États-Unis, le Japon, la Suisse, les Pays-Bas, la Belgique, l’Indonésie et la Corée du Sud ont tous fait état de nouveaux records trimestriels
  • Les prévisions 2017 ont été revues à la hausse, se fixant désormais à 1208 milliards USD (+3,9% en glissement annuel), ce qui correspond à une augmentation sous-jacente de 5,5%.

L’Europe domine le deuxième trimestre, la plupart des sociétés européennes versant un dividende annuel unique. Le Vieux Continent représente les deux cinquièmes des distributions totales de dividendes dans le monde au 2ème trimestre. Les dividendes sousjacents ont atteint 149,5 milliards USD, en hausse de 5,8%, marquant l’accélération de l’expansion débutée il y a un an et reflétant l’amélioration des conditions économiques sur l’ensemble du continent. 86% des sociétés européennes ont augmenté ou maintenu leurs dividendes par rapport au 2ème trimestre 2016. Les pays plus petits sont ceux qui ont enregistré les plus fortes progressions, avec de nouveaux records de la part de la Belgique et des Pays-Bas, mais certains pays plus importants ont également réalisé de bons résultats. Les dividendes sous-jacents suisses ont augmenté de 8,6% pour atteindre le niveau historique de 24,8 milliards USD. Lafarge Holcim est la société qui a le plus augmenté ses dividendes, avec une hausse d’un tiers par action.

Les dividendes allemands ont augmenté de 8% pour atteindre 34,1 milliards de dollars US, soit une hausse de 7,5% des dividendes sous-jacents, mais n’ont pas réussi à surpasser leur niveau historique atteint en 2014. Deutsche Bank et Volkswagen ont partiellement rétabli leurs dividendes alors que Commerzbank a annulé son versement, la société ayant entrepris une restructuration coûteuse et douloureuse. Il s’agit là toutefois de l’exception: les neuf dixièmes ou presque des sociétés allemandes ont augmenté ou maintenu leurs distributions.

Les dividendes totaux français ont chuté de 1% pour atteindre 40,6 milliards USD, en raison principalement du changement de date de paiement du dividende de Total. La croissance des dividendes sous-jacents s’est avérée résiliente (6,1%). Peugeot a payé son premier dividende en six ans, ses bénéfices s’étant envolés grâce à une meilleure gamme de vente, au renforcement de ses prix et à la baisse de ses coûts. Dans l’ensemble, les trois quarts des sociétés françaises ont maintenu ou augmenté leurs dividendes.

Les dividendes de l’Espagne et de l’Italie ont pour leur part déçu les attentes. Les dividendes espagnols ont diminué de 10% en glissement annuel, chutant à 6,1 milliards de dollars US, ce qui correspond à une baisse de 6,3% des dividendes sous-jacents, et Telefonica a diminué son dividende de moitié suite à l’échec de sa cession d’O2 l’an dernier. En Italie, les dividendes ont diminué de 19,1% pour atteindre 8,3 milliards de dollars US, en raison principalement du passage d’Enel à des dividendes semestriels et de la suppression de la distribution d’Unicredit. En termes sous-jacents toutefois, les dividendes en Italie n’ont diminué que de 0,8%.

La croissance a également continué de se renforcer aux États-Unis, après le fort ralentissement enregistré en 2016. Les dividendes du pays de l’Oncle Sam ont atteint un nouveau plus haut historique de 111,6 milliards USD au 2ème trimestre, en hausse de 9,8%, ce qui correspond à une augmentation de 5,9% des dividendes sous-jacents une fois l’important dividende extraordinaire unique de Costco pris en compte. Les banques américaines ont constitué le principal moteur de croissance, suivies par les sociétés de logiciels, les sociétés pharmaceutiques et les services aux collectivités, aucun secteur ne s’étant par ailleurs replié aux États-Unis.

Les bons résultats se sont poursuivis au Japon, où le 2 ème trimestre joue un rôle déterminant sur le plan saisonnier. Les dividendes ont augmenté, pour atteindre le nouveau record historique de 31,6 milliards de dollars US, avec une croissance impressionnante de 11,8% des dividendes sous-jacents, mais la faiblesse du yen témoigne d’une croissance globale plus contenue (4,2%). Nintendo et Mitsubishi Corporation ont enregistré les plus fortes hausses annuelles alors que Japan Airlines a réduit son dividende suite à la baisse de ses profits. Néanmoins, dans l’ensemble, plus des trois quarts des sociétés japonaises ont augmenté leurs dividendes en yens.

Au cours d’un trimestre plutôt calme en Asie, les dividendes de la Corée du Sud ont atteint un nouveau record et, dans les pays émergents, l’Indonésie, le Brésil, la Russie et le Mexique se sont placés en tête de peloton. La croissance divergeait fortement d’un pays à l’autre, mais le total global a augmenté de 29,7% en glissement annuel (27,1% sur une base sous-jacente).

Parmi les principales régions, seul le Royaume-Uni est passé à côté de la tendance, les dividendes globaux du pays chutant de 3,5% pour atteindre 32,5 milliards USD. Ce résultat est toutefois principalement lié à l’affaiblissement de la livre sterling et la croissance en termes sous-jacents s’est avérée solide (6,1%).

La croissance des dividendes était également manifeste dans l’ensemble ou presque des industries et secteurs. Le secteur financier, en particulier les banques, a représenté la moitié de la progression mondiale des dividendes totaux. Les secteurs de la technologie, de l’industrie et des matériaux de base ont également réalisé un beau parcours. Seuls les dividendes du secteur des télécommunications ont légèrement diminué.

Les solides résultats enregistrés au cours du 2 ème trimestre et le renforcement de l’économie mondiale ont conduit Janus Henderson à revoir ses prévisions à la hausse pour 2017. Les dividendes devraient désormais atteindre le montant historique de 1.208 milliards USD cette année, en hausse de 50 milliards USD par rapport à nos estimations de janvier. Ceci correspond à une augmentation sous-jacente de 5,5% en glissement annuel et de 3,9% en termes globaux.

Alex Crooke, Directeur de la gestion actions internationales à haut dividende chez Janus Henderson, a déclaré: "L’économie mondiale est à l’heure actuelle hautement favorable aux bénéfices et dividendes des sociétés et a permis d’atteindre des niveaux historiques dans de nombreux pays du globe. Cette amélioration témoigne du retour à la normale de la croissance des dividendes, qui avait été relativement modérée au cours des deux années précédentes. Les résultats se sont révélés plus solides que prévu au premier semestre 2017 et le deuxième semble également prometteur. Le dollar américain s’est une nouvelle fois affaibli face à de nombreuses devises depuis notre dernier rapport et il devrait donc, s’il se maintient à son niveau actuel, moins affecter les dividendes totaux au cours du deuxième semestre.
L’adoption d’une approche internationale signifie qu’un ralentissement dans une région donnée a une incidence moindre sur le revenu total, mais les investisseurs devraient être ravis de pouvoir profiter d’une de ces périodes où la croissance des dividendes sous-jacents est au diapason dans l’ensemble du monde."

Next Finance 22 août
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