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Les dernières évolutions liées à l'initiative Chinoise « One Belt, One Road » (nouvelle route ferroviaire de la soie) valorisent les opportunités au sein du secteur des infrastructures cotées

RARE Infrastructure, la filiale de Legg Mason spécialisée dans le secteur des infrastructures cotées au niveau mondial, affirme que la reprise récente des activités liées à l’initiative du gouvernement chinois «One Belt, One Road» (OBOR) pourrait offrir aux investisseurs des opportunités à long terme.

La progression d’OBOR a été relativement lente en 2015-2016, du fait essentiellement du contrôle des capitaux en Chine et des craintes à l’égard du yuan, mais elle s’est récemment accélérée grâce au soutien financier de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (Asian Infrastructure Investment Bank ou AIIB) et d’autres banques.

«Il s’agit d’une initiative importante en matière de politique commerciale extérieure et de stratégie économique, puisqu’elle a pour objectif de réhabiliter l’historique Route de la Soie qui relie la Chine à l’Europe. Les projets concernés par cette initiative concernent notamment les infrastructures ferroviaires, routières, portuaires et énergétiques», indique Charles Hamieh, gérant de portefeuille chez RARE Infrastructure.

Il poursuit: «Compte tenu de la taille des investissements liés à l’initiative OBOR, les autres pays émergents asiatiques pourraient bénéficier de retombées économiques plus significatives que la Chine.

Nous pensons que le principal objectif économique de cette initiative à moyen et long terme est de diversifier les marchés d’exportation actuels de la Chine.

A court terme, cette initiative permet surtout de provoquer une prise de conscience concernant l’absorption des surcapacités de production dans le secteur des matières premières, particulièrement l’acier et le ciment. En outre, les acteurs du secteur de l’ingénierie et de la construction, tels que les fabricants d’équipement et d’appareillage ferroviaire, pourraient aussi énormément bénéficier des nouvelles commandes étrangères», ajoute Charles Hamieh.

«La société d’infrastructure cotée China Merchants Port Holdings (CMP), par exemple, est positionnée de façon stratégique pour profiter des efforts de la Chine en faveur de l’initiative OBOR et de sa politique de zones franches. CMP est le premier opérateur portuaire chinois sur l’ensemble des cinq régions portuaires. Il exerce son activité dans 8 des 10 plus grands ports du pays, y compris Shanghai et Shenzhen qui sont sur le podium mondial», note-t-il.

«À court terme, les principaux bénéficiaires de l’initiative OBOR en dehors de la Chine pourraient être les ports situés le long de la Route Maritime de la Soie, comme les ports d’Asie du Sud-Est (Birmanie par exemple), d’Asie du Sud et d’Afrique de l’Est».

«Si l’initiative OBOR risque d’avoir des retombées limitées sur le secteur des infrastructures cotées à moyen terme, nous pensons qu’il existe de nombreuses opportunités d’investissement à long terme au sein de l’univers émergent dans son ensemble».

«Les actifs d’infrastructures devraient compter parmi les principaux bénéficiaires de l’ensemble des tendances à long terme sur les marchés émergents, puisqu’ils offrent un accès direct à la demande domestique et aux moteurs qui dictent leur évolution, et génèrent des revenus sous-jacents aux caractéristiques plus défensives du fait de leur nature contractuelle/réglementée et de leur lien explicite avec le niveau d’inflation», conclut Charles Hamieh.

Next Finance 16 juillet
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