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Les actions appelées à poursuivre leur rallye

L’expansion synchronisée de l’économie mondiale se poursuit à un rythme soutenu. La zone euro, la Suisse, la Chine, l’Australie, l’Amérique latine et l’Asie montrent des signes d’accélération. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni se stabilisent quant à eux à de solides niveaux.

Une croissance synchronisée
Indice des directeurs d’achats (PMI): marchés émergents (ME) / Monde L’économie mondiale devrait donc rester durablement vigoureuse.

Notons que l’âge avancé du cycle économique américain ne nous inquiète pas. La croissance du crédit privé est faible et aucun secteur ne montre de signes de fièvre. L’immobilier en particulier, candidat naturel à la surchauffe à ce stade du cycle, connaît une évolution mesurée.

Les investisseurs sous-estiment le rebond de l’inflation américaine à court terme. Nous voyons au moins trois raisons à une augmentation de l’inflation: les hausses de salaire sont largement supérieures à l’inflation, le dollar US a fortement baissé et l’impact de la baisse des prix des abonnements téléphoniques du premier trimestre sortira bientôt des indices.

La banque centrale américaine devrait en conséquence resserrer sa politique monétaire plus rapidement que le marché ne le pense. L’inflation, jugulée par la mondialisation, le progrès technique et la distribution internet, devrait néanmoins rester modeste encore longtemps.

Nous maintenons notre surpondération des actions mondiales, qui offrent à la fois un rendement nettement supérieur à celui des obligations et une croissance bénéficiaire à deux chiffres. Nous maintenons notre sous-pondération des obligations, en raison de leurs valorisations élevées.

Nous augmentons la surpondération des actions de la zone euro et du Japon. Ces marchés bénéficient d’un bon momentum économique et d’une politique des banques centrales encore très accommodante. Nous réduisons à neutre notre exposition au Royaume–Uni en raison du renforcement de la livre et de l’instabilité politique.

Nous sous-pondérons toujours les actions américaines. Alors que les valorisations ont atteint des sommets, l’économie n’accélère plus et la banque centrale resserre sa politique monétaire.
Nous prenons nos bénéfices sur les achats d’euros contre le dollar US. Le positionnement des investisseurs en faveur de l’euro a atteint des niveaux extrêmes et la politique de la Fed pourrait prendre les marchés à revers.

La possibilité d’un rebond du billet vert nous conduit à revenir à neutre pour la dette émergente en monnaies locales.

Frédéric Rollin 17 octobre
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