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Le moment est-il venu de liquider l'argent liquide ? Une étude FinTech sur plusieurs pays a révélé que de nombreux consommateurs utilisent encore de l'argent liquide.

Cette étude révèle aussi qu’Israël est le plus précurseur puisque c’est là qu’on utilise le plus les applis bancaires mobiles (50%) et les porte-monnaie mobiles (27%).

Selon le rapport 2016 de KPMG «Pulse of Financial Technology (source), les investissements en capital-risque du secteur FinTech n’ont jamais été aussi importants, atteignant 13,6 milliards $ sur 840 financements en 2016. Alors que l’investissement dans les FinTech s’est avéré «élevé» en 2016, s’est-il traduit par un changement d’habitudes chez les consommateurs? Aujourd’hui, au salon Money 20/20 Europe, la société de capital-risque d’amorçage Blumberg Capital dévoile les résultats de son étude réalisée en-ligne par Harris Poll en France, Allemagne, Israël, Royaume Uni et Etats-Unis. Cette étude révèle que les FinTech gagnent en intérêt en Israël, qui apparaît comme leader pour sa faculté d’adoption. Malgré ces investissements et une adoption en progrès, l’argent liquide demeure encore le moyen de paiement préféré de la plupart de ces pays surtout l’Allemagne, où 75% des personnes utilisent encore des billets et des pièces au moins une fois par semaine pour faire leurs achats. Est-ce que l’on pourra un jour se passer de l’argent liquide?

Cette étude, qui s’intéresse à la façon dont la technologie dans les services financiers est utilisée selon les pays, révèle que malgré l’impact des porte-monnaie mobiles, le prêt de personne à personne, les banques de commerce et mobiles en ligne transfrontalières sur tous ces pays audités, la large adoption des nouveaux moyens de paiement comme ApplePay® , PayPal et Venmo, tout ce nouvel écosystème n’a pas encore conquis la majorité des consommateurs et représente une énorme opportunité pour le secteur.

Cette étude montre une grosse opportunité de croissance pour les FinTech, car de plus en plus de consommateurs commencent à se rendre compte des avantages de ces technologies et se sentent prêts à enfin se débarrasser de l’argent liquide et des chèques», a déclaré David Blumberg, fondateur et associé directeur de Blumberg Capital. «Cette étude montre que certaines populations adoptent avec enthousiasme les produits et services FinTech tandis que d’autres se satisfont de moyens de transaction plus traditionnels. Chez Blumberg Capital, nous pensons que l’adoption des nouveaux produits et services FinTech aplanit les différences selon les segments démographiques et que le processus va s’accélérer car de grandes banques et institutions financières collaborent avec des jeunes pousses FinTech pour introduire ces nouveaux genres de produits et services auprès du grand public. Nous avons investi dans de nombreuses startups qui sont au centre de la révolution FinTech et allons continuer à encourager cette industrie tout au long de sa croissance et son évolution».

Israël adopte volontiers les FinTech tandis que l’argent liquide reste roi en Allemagne

L’étude indique qu’Israël est le leader de l’adoption rapide des FinTech. Dans ce pays, on utilise au moins une fois par mois des applis bancaires mobiles et des porte-monnaie mobiles pour faire ses achats. De plus, près d’un Israélien sur 10 déclare avoir utilisé un service de financement/prêt alternatif dans les 12 derniers mois. Alors que beaucoup pensent que l’argent liquide est un moyen de paiement archaïque, cette étude révèle qu’il est toujours régulièrement utilisé.

  • Les Israéliens sont les plus nombreux à utiliser une appli bancaire mobile au moins une fois par mois (pour vérifier leur compte, les virements ou transférer de l’argent), soit 50% par rapport à 38% aux USA, 37% au Royaume Uni, 35% en France et 28% en Allemagne
  • Les Israéliens utilisent plus souvent que les Français, les Britanniques et les Américains des applis mobiles pour acheter des produits/services au moins une fois par mois (27% contre 21% de Français, 18% d’Américains, 17% de Britanniques
  • 7% des israéliens ont utilisé des services financiers/prêts alternatifs (prêt de personne à personne, prêt en-ligne, location-achat) dans les 12 derniers mois
  • Les Allemands utilisent de l’argent liquide au moins une fois par semaine (75% contre 64% des Britanniques, 58% des Américains, 48% des Français et 47% des Israéliens

Et la fraude?

Alors que la cybersécurité continue de faire la une des journaux, l’étude montre un faible niveau d’intérêt pour le cyber-risque dans la plupart des pays audités, ce qui est vraiment surprenant. Dans le rapport de Blumberg Capital «2017 State of Cybersecurity Report», l’étude révèle une confiance excessive dans les connaissances en cybersécurité et sûreté malgré les 15 milliards $ volés auprès de 13,1 millions d’Américains en 2015 aux Etats-Unis (source). Cette méconnaissance du risque de fraude indiquerait que les consommateurs ont tendance à avoir confiance dans les produits et services qu’ils ont choisis, ce qui voudrait dire que les FinTech ont l’opportunité d’éduquer les nouveaux consommateurs sur les mesures sécuritaires qu’elles ont mis en place et d’expliquer pourquoi c’est important.

  • Les Britanniques, Américains et Israéliens sont plus inquiets que les Français et les Allemands d’être victimes de fraude (être arnaqués, qu’on leur vole leur identité, leur compte bancaire) quand ils font des transactions bancaires en-ligne (43%, 39%,38%contre 31% et 23%)

Nationalisme contre mondialisation: est-ce que les transactions dépassent les frontières?

L’étude s’est également penchée sur la fréquence mensuelle des achats en-ligne transfrontières des consommateurs. Une fois de plus, les Israéliens sont les plus nombreux à effectuer ce genre de transaction, ce qui pourrait refléter un choix restreint de produits disponibles dans le pays par rapport aux autres pays ou bien l’acceptation et une adoption plus massive des FinTech et du e-commerce international. De plus, les personnes auditées sur les coûts liés aux transactions transfrontalières, ont indiqué qu’elles anticipaient une augmentation du tarif sur ce type d’achats dans l’avenir, notamment au Royaume Uni. Cette croyance pourrait être liée au Brexit. L’étude indique:

  • Les Israéliens n’ont pas de problème pour faire des achats en-ligne à l’extérieur de leur pays au moins une fois par mois (44% contre 17% des Français, 14% des Allemands, 13% des Britanniques et 9% des Américains)
  • 21% des Britanniques pensent que les achats en-ligne à l’extérieur de leur pays vont être plus chers (augmentation du prix des biens/services et/ou taxes supplémentaires) dans le futur. (contre 16% d’Américains, 14% des Allemands,11% des Français et 9% des Israéliens).
Next Finance 5 juillet
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