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Le Cygne noir donne le tournis aux marchés

Dans notre précédente édition, nous avions qualifié le Coronavirus de «Cygne noir» précisant que son expansion était imprédictible et que ses conséquences n’étaient pas estimables.

La semaine du 24 février a donné la pleine mesure de ce propos avec l’effondrement des taux aux États-Unis et la chute brutale des marchés boursiers.

Dans le même temps, le Coronavirus s’est propagé de l’Asie aux continents européen et américain, menaçant l’économie mondiale d’un risque de récession.

Sur les marchés, le décrochage a concerné toutes les places:

  • Les actions des pays émergents, moins détenus dans les portefeuilles, ont mieux résisté que les actions des pays développés, sur-détenus dans les portefeuilles.
  • Le S&P 500 a abandonné 5% depuis le début de l’année contre 12% pour l’Euro Stoxx au 03 mars 2020

Corrélativement, la liquidité sur les marchés s’est tendue de façon généralisée. Il est peu probable, compte tenu de la multiplication des signaux d’alerte, que la correction en reste là.

La baisse des taux de la Réserve Fédérale survenue le 3 mars 2020 apaisera peut-être les tensions à court terme mais elle ne vaccinera pas contre l’épidémie de récession.

Observons que le Coronavirus survient dans un contexte de démondialisation et devrait faire accélérer la tendance à la relocalisation des chaines d’approvisionnement.

Ce mouvement s’inscrit certes dans une démarche «ESG» mais pèsera immanquablement sur les marges des entreprises des pays développés.

De toute évidence, il y a fort à craindre que le Coronavirus n’ait pas fini de produire tous ses effets.

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