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La quinzaine des banques centrales et la consolidation des métaux (prises de bénéfices appuyées)

Deux market moovers devraient animer les échanges dans les 10 séances à venir, la BCE ce jeudi 12 septembre et la FED le mercredi 18. Mario Draghi marquera-t-il une nouvelle fois les esprits en annonçant un second volet de quantitative easing ou laissera-t-il ce privilège à Christine Lagarde, sa future remplaçante?

La quinzaine des banques centrales

Deux market moovers devraient animer les échanges dans les 10 séances à venir, la BCE ce jeudi 12 septembre et la FED le mercredi 18. Mario Draghi marquera-t-il une nouvelle fois les esprits en annonçant un second volet de quantitative easing ou laissera-t-il ce privilège à Christine Lagarde, sa future remplaçante? Nous pensons qu’il bottera en touche sur ce coup de bazooka monétaire. Plusieurs membres de la BCE ont laissé entendre qu’il n’y avait pas matière à se presser pour baisser les taux ou injecter de nouvelles liquidités dans le système, Mario Draghi pourrait donc laisser cette responsabilité à MmeLagarde, qui devrait s’exécuter d’ici 2020.

Jerome Powell devrait quant à lui baisser les taux américains de 25 points de base et c’est la dialectique utilisée qui sera particulièrement analysée ici. Le président de la FED devrait une nouvelle fois évoquer «un ajustement de milieu de cycle» et marteler qu’il ne s’attend pas à une récession dans un avenir proche, cela va sans dire. Il procède néanmoins à un second ajustement et les marchés en attendant encore deux en 2020 (Fed Funds).

Consolidation des métaux

L’or et l’argent subissent des prises de bénéfices appuyées, proportionnelles à la puissance du mouvement haussier précédent. L’argent a en effet gagné plus de 30% en l’espace de trois mois. Les métaux devraient rester volatils dans les semaines à venir, étant devenus des proxys du risque récessif envisagé par les opérateurs à moyen terme. N’allons d’ailleurs pas trop vite en besogne sur ce terrain (récession), les indices de surprises économiques aux USA repassent positifs à court terme et une éclaircie sur la macroéconomie reste probable. Bon nombre d’analystes et investisseurs redoutent désormais un ralentissement voire une récession en 2020 aux USA mais il est trop tôt pour en acter. En attendant, en ce mois de septembre, les Etats-Unis inscrivent un nouveau record historique d’expansion économique à 124 mois..

Nicolas Chéron 10 septembre
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