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La partie n'est pas jouée

La semaine dernière s’est terminée sur une note encourageante, puisque l’apparition de nouveaux cas de coronavirus semble ralentir en Chine et dans le reste du monde. Bien que le nombre de décès liés à l’épidémie continue d’augmenter, la décélération des nouveaux cas, si elle est confirmée, laisse en effet penser que les mesures préventives produisent les effets désirés.

Dans un effort visant à neutraliser l’impact du virus sur la croissance, Pékin a annoncé une réduction de moitié des droits de douanes prélevés sur certaines importations américaines. Cette baisse prendra effet le 14 février, date de l’entrée en vigueur de l’accord de phase I conclu avec les Etats-Unis. Cette annonce a propulsé les marchés actions internationaux à la hausse.

En attendant des chiffres plus précis quant à l’impact du virus sur l’économie asiatique, nous commençons à investir, de manière sélective, dans certains titres internet chinois et restons positifs à l’égard de l’Inde.

Aux Etats-Unis, les primaires démocrates ont d’emblée créé la surprise, puisque Pete Buttigieg semble l’avoir emporté d’extrême justesse sur Bernie Sanders dans l’Iowa, tandis que Joe Biden arrivait quatrième. Faute de gagnant clair, ce scrutin n’a pas eu d’impact sur les marchés, mais cela constitue un véritable revers pour l’ancien vice-président. Michael Bloomberg pourrait en profiter pour le remplacer au titre de candidat modéré dans la course à l’investiture démocrate. Malgré une légère hausse du chômage et le soutien d’une météo particulièrement clémente pour la saison, les chiffres de l’emploi publiés la semaine dernière aux Etats-Unis ont largement dépassé les attentes. Parallèlement, les enquêtes auprès du secteur manufacturier américain ont rebondi, déclenchant un rallye des actions américaines, alimenté par un regain d’optimisme des investisseurs. Nous privilégions les valeurs cycliques de qualité.

En baisse constante depuis 15 mois, les révisions de bénéfices à la hausse ont augmenté en janvier aux Etats-Unis et sont restées stables en Europe. Le pilotage des anticipations (forward guidance) par les sociétés américaines est lui aussi orienté à la hausse, tandis qu’au vu des indicateurs, une baisse des bénéfices devrait être évitée en 2020. Au vu des résultats du quatrième trimestre 2019 publiés jusqu’ici, et pour autant que les marges demeurent bonnes, nous restons confiants dans notre positionnement actuel.

De toute évidence, les marchés sont eux aussi confiants, puisque le S&P 500 et le STOXX Europe 600 ont tous deux atteint de nouveaux sommets.

Toutefois, compte tenu des valorisations élevées et des incertitudes persistantes à l’échelle mondiale, nous conservons des options de vente au sein des portefeuilles à titre de protection.

Cesar Perez Ruiz 11 février
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