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La baisse des taux de vacance entraîne une hausse des loyers de bureaux malgré l'arrivée de nouvelles offres sur le marché atténuant cette tendance

Selon le dernier rapport Savills sur le marché des bureaux en Europe (fin du T1 2017), les loyers moyens primes de bureaux sont à la hausse: +2,5% pour les quartiers centraux des affaires (QCA) et +3,5% pour les secteurs secondaires.

La pénurie de surfaces de qualité qui poussent les locataires à envisager des implantations en dehors des centres villes constitue le principal moteur de cette augmentation.

Ce premier trimestre 2017, la demande placée en Europe a atteint 2,46 millions de m², soit une croissance annuelle de 4% et un résultat en hausse de 9% par rapport à la moyenne quinquennale. Dans le même temps, le taux de vacance a chuté de 60 points de base et s’élève actuellement à 8%.

Pour la majorité des marchés européens, le taux de vacance du T1 2017 a été le plus bas enregistré depuis 2008. Amsterdam, en raison d’une importante hausse de la demande placée (+de 90% par rapport au T1 2016), a connu la plus forte chute de son taux de vacance, en baisse de 420 pb. Les marchés, caractérisés par une pénurie chronique d’offres immédiates, restent inchangés par rapport aux trimestres précédents: Berlin, Stockholm et Paris QCA enregistrent les taux de vacance les plus faibles (respectivement 2.5%, 2.75% et 3.43%).

Avec une demande sans cesse croissante et une offre toujours plus limitée, la hausse des loyers est supérieure à la moyenne quinquennale dans 12 des 15 marchés européens étudiés par Savills (+7,5% pour les loyers des QCA et +6% pour les loyers des secteurs secondaires). Néanmoins, selon les analystes, la croissance des loyers ralentira sur la grande majorité des marchés européens à mesure que les livraisons futures viendront enrichir le parc de bureaux disponibles.

Matthew Fitzgerald, Worldwide Occupier Services Savills, souligne: «La croissance des entreprises, tout comme l’activité liée aux fusions-acquisitions, fait croître la demande de bureaux partout en Europe. Les entreprises ont besoin d’attirer les talents, ce qui suppose des locaux de qualité en QCA, à proximité des services et des commodités. Les taux de vacance fléchissant en région suburbaine, combinés à un réel manque d’espaces disponibles dans les QCA des grandes villes, obligent les entreprises à choisir entre des secteurs prime (aux coûts d’occupation à la hausse) et des secteurs plus abordables éloignés du centre (possédant néanmoins d’autres atouts). Ainsi, les secteurs périphériques qui disposent à la fois de bureaux de qualité et d’un bon accès aux réseaux de transport deviennent des localisations attractives hors des QCA.»

Next Finance 10 juillet
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