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La BCE et la BoJ sur des rails

Constatant que l’économie européenne est solide, la BCE devrait enlever de son rapport la mention d’une potentielle augmentation de QE si les conditions économiques venaient à se détériorer.

Banque Centrale Européenne

Les nouvelles économiques ont été en ligne avec les anticipations de la BCE au cours des dernières semaines: la croissance reste solide et l’inflation se renforce progressivement.

La BCE ne devrait en conséquence pas changer dans les prochains mois le programme qu’elle a indiqué au marché à travers ses dernières déclarations: aucune annonce importante avant juin, avec l’annonce alors d’une réduction progressive de QE jusqu’à son extinction en septembre, et une première hausse de taux «bien après» la fin du QE, soit, selon l’interprétation courante, pas avant mars 2019.

Pour cette conférence, nous devrions néanmoins avoir un ajustement mineur. Constatant que l’économie européenne est solide, la BCE devrait enlever de son rapport la mention d’une potentielle augmentation de QE si les conditions économiques venaient à se détériorer.

Banque Centrale du Japon

Nous n’attendons pas de déclarations importantes cette semaine de la part de la BoJ.

Les statistiques économiques japonaises ont été médiocres ces derniers jours, mais nous ne pensons pas que ceci devrait influencer la banque centrale à ce stade. Effectivement, les indicateurs avancés restent excellents et la légère faiblesse constatée devrait être temporaire.

La BoJ devrait de plus attendre les résultats du Shunto, le 14 mars, avant de prendre des orientations plus marquées. Si la hausse des salaires négociée est faible, ce qui n’est pas impossible car les discussions auront eu lieu précisément dans le cadre d’une volatilité de marché élevé et de hausse du Yen, alors la BoJ pourrait rester prudente lors de ses prochaines décisions. Néanmoins, les signes d’une reprise de l’inflation au Japon se multiplient et Monsieur Kuroda, patron de la BoJ, a indiqué de son côté que la fin du QE aurait probablement lieu pendant l’année fiscale 2019 (avril 2019 à mars 2020). Nous pensons que cette indication est conforme à nos prévisions économiques de moyen terme et la prenons en compte dans nos anticipations.

Afin de ménager une sortie sans hausse brutale de la volatilité obligataire lors de la fin du QE, il est probable qu’un objectif plus élevé sur les taux soit annoncé bientôt, probablement avant la rentrée de septembre.

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