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Face au développement de l'épidémie, l'Europe se confine, les économies seront au ralenti et les marchés financiers au bord de la rupture

EN TERRITOIRE INCONNU…

Les gouvernements et les citoyens occidentaux sont clairement entrés en territoire inconnu. L’Europe a mis quelques semaines à réaliser qu’elle allait vivre l’expérience inédite d’un confinement sévère, à l’échelle d’une grande partie de sa population. La bataille sanitaire pour maitriser la diffusion du virus et contenir le bilan humain n’a pas d’autre alternative.

QUELLES RÉPERCUSSIONS?

Les marchés financiers encaissent un choc à la hauteur des incertitudes économiques actuelles. L’économie sera quasiment à l’arrêt pendant des semaines et les impacts sur la croissance, sur les ménages et sur les entreprises sont extrêmement difficiles à estimer.

SOMMES-NOUS DANS UNE CRISE SIMILAIRE A CELLE DE 2008?

Cette crise est radicalement différente mais elle entrainera elle aussi une récession mondiale. Les réponses politiques et financières de la semaine passée et de ce week-end ne nous permettent pas d’affiner nos chiffres sur ce point, mais nous pouvons en revanche avoir confirmation de l’engagement des États et des banques centrales dans la gestion de cette crise économique. Ces dernières, parfois tâtonnantes sur la forme, rappelleront rapidement que leurs interventions n’ont pas de limite en termes de taille.

D’autres part, les mesures de soutien à l’économie annoncées par les grands pays européens sont déjà importantes, d’autres viendront et nous savons d’ores et déjà que les budgets nationaux vont être massivement mis à contribution pour compenser les effets récessifs de cette crise.

Comme dans toute situation inédite, les incertitudes sont majeures pour l’économie. Les marchés financiers doivent en tenir compte et il en résulte une volatilité très importante. Mais les marchés se préoccupent également du risque de liquidité, qui peut parfois être plus dangereux que le risque économique lui-même. La combinaison de ces deux risques implique une visibilité très faible sur les marchés financiers, quelles que soient les classes d’actifs considérées.

Pour notre part, au-delà de l’objectif immuable de protéger la performance de nos fonds, nous portons aujourd’hui une attention toute particulière, sur l’ensemble de notre gamme, à ce risque de liquidité.

Jean-Luc HIVERT 19 mars
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