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Électroencéphalogramme plat pour les crédits immobiliers cet été ?

En juillet, légère baisse du pouvoir d’achat des acquéreurs et des primo accédants exclus des grandes villes et zones tendues.

On constate une augmentation des dossiers signés en juillet par rapport à juin, avec une augmentation générale des taux sur toutes les différentes durées de 10 à 25 ans de 0,10% à 0,15%.

Cette légère hausse des taux cumulée à la hausse des prix de l’immobilier a impacté directement le pouvoir d’achat immobilier des acquéreurs, surtout dans les grandes villes et les zones tendues, où ils perdent -5% à Paris, -4% à Bordeaux, -1,5% à Strasbourg et - 1% à Lyon. Face à ces hausses, les primo accédants s’adaptent en achetant en dehors des grandes villes ou zones tendues. Ils font construire ou s’orientent vers le neuf où les aides type PTZ leurs sont encore favorables.

En août, la stabilité des taux de crédits immobiliers se poursuit durant la période estivale.

En ce mois d’août, Cafpi a négocié des taux de 0,90% sur 10 ans, 1,00% sur 15 ans, 1,31% sur 20 ans et 1,51% sur 25 ans. Alors que les taux du marché continuent à augmenter, les plus hauts taux obtenus par Cafpi sont en moyenne inférieurs de 0,24%.

De plus, pendant ce mois de vacances il n’y aura pratiquement pas de mouvements sur les taux. Si nous prenons l’exemple de la durée sur 20 ans, qui est la moyenne du crédit (236 mois pour les primo accédants et 191 mois pour les accédants), la Normandie affiche le taux le plus bas avec 1,31% et le plus haut taux est en Corse et dans les DOM-TOM avec 1,81% soit un écart de 0,50 entre le plus haut et le plus bas comme au mois de juillet.

Saisir en août l’opportunité du rachat de crédit

Avec des taux de 0,43% de moins en août 2017 (1,56%) par rapport à août 2016 (1,99%) le rachat de crédit est la meilleure initiative à prendre. Il représentait en 2016 plus de 30% de la production, alors qu’aujourd’hui il ne représente plus que 15%, soit une production divisée par deux. Pourtant les conditions sont plus favorables avec des taux plus bas, car il est possible d’emprunter 4% de plus qu’il y a un an sur 20 ans. Pour 1 000 € par mois de remboursement, il est possible d’emprunter aujourd’hui 206 000 €, contre 198 000 € en août 2016.

Et la rentrée? Alerte rouge à nos politiques.

"Il ne faudrait pas que le gouvernement, en cherchant à faire des économies, ne casse la dynamique si fragile du marché de l’immobilier. Perdre la clientèle des primo accédants impacterait directement le secteur, avec pour conséquences des emplois, des entreprises et des recettes fiscales à la peine", alerte Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.

Next Finance 9 août
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