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Edenred : l'exemple d'une transformation réussie

C’est l’exemple d’une numérisation profitable qui, loin de déstabiliser le groupe, lui permet d’augmenter ses barrières à l’entrée. Rappelons qu’EDENRED tire les deux tiers de ses revenus opérationnels des «avantages aux salariés», avec une grande part de cette division qui provient des fameux «tickets restaurants».

C’est l’exemple d’une numérisation profitable qui, loin de déstabiliser le groupe, lui permet d’augmenter ses barrières à l’entrée. Rappelons qu’EDENRED tire les deux tiers de ses revenus opérationnels des «avantages aux salariés», avec une grande part de cette division qui provient des fameux «tickets restaurants». Or, la numérisation de son offre ainsi que la nouvelle offre «B to B» changent avec succès le profil de l’entreprise et améliorent sa rentabilité. Ainsi, la marge opérationnelle est attendue en progression au cours des prochains exercices, passant de 32% en 2015 à 34% en 2019.

La part du chiffre d’affaires d’EDENRED réalisé en France diminue et ne représente plus que 12% du total du groupe qui présente, par ailleurs, cette caractéristique rare de générer 50% de son résultat opérationnel en Amérique Latine.

La branche en forte progression (EXPENSE MANAGEMENT), correspondant à la gestion du process, des paiements et de l’audit des frais professionnels, va voir ses revenus opérationnels croître, à moyen terme, deux fois plus vite que les autres branches du groupe. L’offre de produits sera digitalisée à 85% d’ici 2020.

Une capacité réelle à relever ses prix plus vite que l’inflation

EDENRED est un bon exemple de la capacité de nos titres présents dans le fonds à bien gérer et tirer profit de la reprise de l’inflation. On peut en effet appliquer un coefficient de 1,5 fois entre les hausses de prix pratiquées par l’entreprise et le niveau d’inflation. Si l’inflation ressort à 2%, EDENRED a la capacité de relever ses prix de 3% (x1,5) et pourra ainsi augmenter ses marges. La période de reflation progressive observée au niveau mondial est par conséquent très favorable à EDENRED.

EDENRED dispose également d’un avantage compétitif via sa division «expense management». L’énorme quantité de données collectées auprès de ses clients lui permettra de proposer des offres sur mesure pour chaque client institutionnel.

Concernant la division historique (avantages dont bénéficient les salariés dans les entreprises), il est établi que, dans chaque pays où la digitalisation est dominante, les coûts baissent et le marché concerné augmente ainsi que le mix. L’exemple de la Belgique est à ce titre très instructif.

Enfin, la troisième branche, (les «paiements corporate»), présentée pour la première fois lors d’une réunion investisseurs à l’automne 2016, propose des solutions de «prépaiement» efficaces et novatrices comme l’illustre le récent contrat gagné avec IATA, (l’organisation qui gère le transport aérien mondial).

Pour toutes ces raisons, nous constatons qu’EDENRED augmente ses barrières à l’entrée de façon régulière. Acteur de l’économie traditionnelle, issu d’un spin off du groupe hôtelier ACCOR, cette valeur est ainsi un bon exemple d’un groupe qui négocie avec succès le virage du numérique.

Gérard Moulin 30 octobre
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