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Donner du crédit aux entreprises russes

Les raisons d’investir dans les actions russes sont notoires: elles ne sont pas chères – moins de 7 de ratio cours/bénéfices (PER), taux de dividende de 6% –, et l’économie s’accélère, augurant d’une croissance bénéficiaire vigoureuse; enfin, le rouble est largement sous-évalué selon la plupart des mesures.

La croissance du crédit aux entreprises est de nouveau positive.

Les raisons d’investir dans les actions russes sont notoires: elles ne sont pas chères – moins de 7 de ratio cours/bénéfices (PER), taux de dividende de 6% –, et l’économie s’accélère, augurant d’une croissance bénéficiaire vigoureuse; enfin, le rouble est largement sous-évalué selon la plupart des mesures [1].

Mais il existe une autre raison, moins connue des investisseurs.

CROISSANCE DU CRÉDIT AUX ENTREPRISES RUSSES

Implosion de la croissance, explosion des prix à la consommation, la Russie a connu un choc économique massif entre 2015 et 2016. Assommées, les entreprises du pays ont cessé d’emprunter. La variation annuelle du crédit aux entreprises a été négative pendant un an, frôlant même les -10%!

Depuis, la croissance mondiale s’est accélérée, le prix du pétrole s’est stabilisé, l’inflation a été cassée par une banque centrale compétente et le pouvoir d’achat des ménages s’est amélioré. La consommation s’en ressent: après une longue période négative, la croissance annuelle des ventes de voitures s’est établie au-dessus de 10% en 2017[1].

Aujourd’hui, le dernier étage de la fusée se détache.

Pour la première fois depuis 2016, la croissance du crédit aux entreprises est positive. Ce qui devrait intéresser les investisseurs: empruntant à des taux désormais modérés, les entreprises augmentent la rémunération de l’actionnaire.

En moyenne dans le monde, l’endettement des entreprises représente 127% du PIB de leur pays. En Russie, ce ratio atteint seulement 55%[2].

L’impact de la reprise du crédit sur les valorisations du marché est donc potentiellement significatif.

Frédéric Rollin 23 février
Notes

[1] Bloomberg, au 14.02.2018

[2] Pictet, World Bank, au 19.01.2018

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