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Déterminer la durée de vie de l'actuel marché haussier est particulièrement difficile

Les analystes aiment diviser les cycles boursiers en «bull markets» et «bear markets». Les «bear markets» se caractérisent par une chute des prix généralisée de plus de 20% en moyenne, laissant au passage de mauvais souvenirs aux investisseurs.

Les analystes aiment diviser les cycles boursiers en «bull markets» et «bear markets». Les «bear markets» se caractérisent par une chute des prix généralisée de plus de 20% en moyenne, laissant au passage de mauvais souvenirs aux investisseurs. À l’inverse, les «bull markets» se caractérisent par une augmentation globale du prix des actions.

Depuis le 9 mars 2009, le marché boursier a progressé sans jamais connaître de baisse de 20% ou plus, répondant ainsi à la définition d’un «bull market»

Après plus de neuf années consécutives de hausse, la question de l’espérance de vie de l’actuel «bull market» se pose inévitablement. Comme l’illustre notre «graphique de la semaine», la durée de l’actuel marché haussier s’approche du précédent record établi en la matière (selon les données de l’indice S&P 500, depuis 1970). Selon la définition classique, le plus long «bull market» a duré du 11 octobre 1990 au 24 mars 2000, soit 3452 jours. Or, ce record pourrait bientôt être dépassé. L’actuel marché haussier devrait en effet battre ce record mercredi 22 août, en supposant que le marché n’est pas déjà entré dans une phase de «bear market». En effet, si le S&P 500 ne dépasse pas les 2873 points et chute de 20% depuis ce sommet, il faut considérer que le «bull market» a déjà pris fin depuis le 26 janvier.

Notre «graphique de la semaine» montre également que l’actuel marché haussier n’est pas seulement le plus long, mais également l’un des plus performants. Ceci est d’autant plus remarquable que la croissance économique du cycle actuel, qui a également débuté en 2009, est bien inférieure à celle des cycles précédents. Néanmoins, le secteur des entreprises s’est mieux adapté à la faiblesse du développement économique que les autres secteurs. Les cours actuels des actions sont ainsi soutenus par des bénéfices relativement élevés. Cela n’était pas le cas à la fin des années 1990.

Comme le souligne David Bianco, Directeur des investissements sur les marchés américains chez DWS, le marché baissier de 1990 était de faible intensité avec une baisse légèrement inférieure à 20%. On pourrait ainsi considérer que le marché haussier des années 1990 a commencé après le krach de 1987. Selon cette définition, il faudrait patienter jusqu’en juin 2021 pour que l’actuel marché haussier dépasse également ce record.

Stefan Kreuzkamp 21 août
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